Dr Ibrahim Togola (d) était l’invité central de cette édition
La rencontre s’est tenue, samedi dernier, dans un hôtel de Bamako, en présence de la présidente du réseau, Awa Diarra. Plus qu’une rencontre, ce Ceo Talks du REAO est un espace de réflexion, de plaidoyer et de mobilisation, à destination des décideurs publics, chefs d’entreprise, investisseurs, jeunes entrepreneurs et partenaires techniques. Conformément au thème, les échanges de cette édition étaient consacrés au secteur énergétique, avec pour illustration le parcours inspirant de Dr Ibrahim Togola.
Face à un public majoritairement jeune, l’hôte du jour est revenu sur son parcours scolaire, académique et professionnel. L’objectif de cette rencontre étant double : faire découvrir un modèle de réussite entrepreneuriale dans le secteur énergétique et encourager les jeunes à s’engager dans leurs propres secteurs d’activités. En effet, de sa création en 2005 à aujourd’hui, ACCESS SA a enregistré des avancées notables dans le domaine de l’énergie, malgré les difficultés.
Intervenant sur le thème de la rencontre, le PDG de l’entreprise a soutenu que la crise énergétique que connaît le Mali peut se transformer en une véritable opportunités. En tant qu’énergéticien, il a rappelé la place stratégique de l’énergie dans l’économie, la vie quotidienne et les relations internationales. «L’énergie est au début et à la fin de tout», a-t-il affirmé. Selon lui, le Mali dispose d’importants potentiels, notamment à travers la valorisation du soleil, du vent et des déchets. Dr Ibrahim Togola reste convaincu d’une chose : «La souveraineté économique va de pair avec celle du savoir».
Ainsi, a-t-il insisté sur la nécessité de collaborer avec des spécialistes et surtout de renforcer la formation, qu’il considère comme le cœur du développement de tout pays. Concernant la responsabilité de l’État, il a appelé à la prise de mesures fortes, notamment la certification des équipements, le contrôle des importations, l’agrément des installateurs, la protection du secteur formel et la sensibilisation des usagers. Et l’entrepreneur de déplorer le manque d’investissement et de régulation dans son secteur d’activité. Des insuffisances qui, selon lui, freinent les initiatives concrètes des entreprises privées.
Comme réponse à la problématique, l’hôte du jour a plaidé pour une synergie entre l’État et le secteur privé. «Les enjeux sont réels, les défis existentiels, mais les opportunités demeurent nombreuses. Avec des initiatives concrètes, nous pouvons augmenter la richesse nationale de 30% d’ici 15 ans, avec des milliers d’emplois à la clé», a-t-il déclaré.
De son côté, Bakary Camara a exhorté les jeunes à s’engager davantage dans la formation. Le vice-président du REAO les a invités à prendre exemple sur le parcours de l’invité du jour et à persévérer malgré les obstacles. Il a insisté sur la constance comme clé de réussite.
Cette 14è édition du Ceo Talks du REAO – Mali a fait émergé des idées innovantes et réalistes pour une résolution durable de la crise énergétique.
DEMBÉLÉ Siguéta Salimata
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.