La délégation malienne était conduite
par le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de
l’Homme, Dr Boubacar Sidiki Diarrah (c)
De nombreux thèmes ont été
débattus comme l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de
la communication dans la lutte contre la corruption, l’intelligence
artificielle, les satellites, les données statistiques, l’analyse des facteurs
et indicateurs sociaux dans cette lutte.
Dans la déclaration du
Mali, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
a soutenu que la thématique principale de la conférence mondiale est d’une
importance capitale pour le Mali. Selon lui, notre pays a engagé une
mobilisation générale contre la corruption, à travers des réformes
structurantes et holistiques qui commencent à produire indubitablement des
résultats encourageants.
Dr Boubacar Sidiki Diarrah
a rappelé que notre pays est un État-partie à la Convention des Nations unies
contre la corruption, qui vise à améliorer la mesure et la lutte contre cette
pratique grâce à des politiques, des mesures directes et indirectes et une
coopération internationale renforcée.
Dr Boubacar Sidiki Diarrah a rappelé que pour donner corps à la Convention des Nations unies contre la corruption, le Mali a adopté de nombreux textes de lois contre la corruption et créé de nombreux services à la fois de contrôle et d’audit ponctués par une organisation judiciaire autour d’une juridiction spécialisée dédiée. Il a cité le Pôle national économique et financier officiant sur de nouvelles règles processuelles innovantes comme l’imprescriptibilité des infractions et des peines de corruption et autres infractions économiques et financières, la suppression des immunités au profit des élus, l’institution d’une chambre criminelle en son sein et l’avènement de nouvelles infractions élargissant sa compétence matérielle telles que la corruption du produit de la corruption, le recel de blanchiment, l’acceptation de cadeaux indus, entre autres.
Selon
Dr Diarrah, l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la
corruption est un moyen d’utilisation des données et méthodes de mesure pour
évaluer le taux de corruption. «Depuis quelques années, le Mali dresse des
données statistiques sur les infractions et le traitement réservé aux dossiers
de corruption», a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que le ministère de la
Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Cellule de planification
statistique, produit régulièrement un annuaire des statistiques sur la
corruption et la délinquance économique et financière. Cette situation permet
de mesurer la corruption et constitue un outil d’aide à la décision.
En vue d’opérer un traitement holistique de la problématique de la corruption qui est sujet transversal, Boubacar Sidiki Diarrah a informé que notre pays a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) par le décret n°2023-0546/PT-RM du 21 septembre 2023 et son plan d’actions (2023-2027). Ce document constitue une référence pour toutes les mesures et les actions à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans notre pays.
Le chef de la
délégation malienne a indiqué que cette conférence est pour notre pays, une
opportunité d’échanges et de partage d’expériences avec les autres nations sur
les bonnes pratiques et les solutions porteuses contre la corruption avec comme
baromètre référentiel, la Convention des Nations unies contre la corruption.
Elle permet, selon Dr Boubacar Sidiki Diarrah, d’appréhender les pratiques et
les moyens usités ailleurs et de capitaliser les expertises avisées pour une
mise en œuvre efficiente de cette Convention.
Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dira que notre pays est disposé à partager son expérience sur le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, une première en Afrique de l’Ouest, qui constitue un obstacle au cyber crime. Aussi, il a fait savoir que le Mali dispose d’une ligne verte gratuite «Binkani kunafoni» destinée à recevoir les dénonciations de corruption et d’un Pôle foncier dont la création vient d’être ordonnée par le Chef de l’État. Car les questions foncières constituent un terreau favorable pour la corruption.
Oumar DIAKITE
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