Dans son discours prononcé le vendredi le 17
mars, le ministre Diop a indiqué que le Mali se reconnait entièrement dans le
thème retenu pour cette session à savoir « Le juste-milieu et la modération,
clefs maîtresses de la sécurité et de la stabilité », qui rappelle les valeurs
de pondération et d’équilibre que l’OCI observe face aux défis nombreux,
auxquels les états membres font face, notamment l’islamophobie, le terrorisme
et l’extrémisme violent.
Il a rappelé
que notre pays est confronté, depuis l’intervention militaire en Libye, au
terrorisme et à l’extrémisme violent qui ont déstabilisé toute la région du
Sahel. Face à ce défi, dira-t-il, le gouvernement déploie des efforts
importants pour lutter contre les groupes terroristes, afin de protéger les
populations civiles et leur offrir un cadre d’épanouissement approprié.
Dans
cette tâche de longue haleine, a-t-il déploré, les mesures prises par le Mali
sont entravées par des complicités que les groupes armés terroristes
entretiennent avec d’autres entités, y compris des états qui n’hésitent pas à
mettre leurs médias publics à leur disposition
en leur accordant des interviews leur permettant de véhiculer leurs
messages de haine, de diffuser leur idéologie de violence et de faire
l’apologie du terrorisme.
« Nous lançons un vibrant appel pour que
notre Organisation condamne énergiquement ce type de manœuvres qui visent la déstabilisation
de nos états », a déclaré Abdoulaye Diop. Dans le domaine sécuritaire, il
a précisé que les succès réalisés depuis décembre 2021 par les Forces armées
maliennes sur le terrain contre les groupes terroristes ne font pas oublier au
gouvernement que la seule réponse
militaire ne suffira pas à venir à bout de la crise multiforme au Mali.
À cet égard, il a fait savoir que les autorités maliennes mettent en œuvre une approche holistique, qui inclut une forte dimension sociale, fondée sur la sensibilisation, la justice et la réconciliation, y compris dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Selon le ministre Diop, notre dispositif législatif et règlementaire s’est enrichi de mesures pragmatiques visant, entre autres, la réparation des préjudices causés par les crises successives au Mali. Il soutiendra que la dynamique en cours comprend aussi une dimension économique et de développement afin de prendre en charge les causes profondes de certaines frustrations et éviter la répétition des cycles de crise.
AVANCÉES NOTABLES- Abdoulaye Diop a indiqué
que le gouvernement, dans sa volonté de refonder l’état malien, poursuit la
mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles dans le cadre d’un
processus transparent et inclusif. Il a cité à cet effet, la révision de la loi
électorale, la création et l’installation de l’Autorité indépendante de gestion
des élections (Aige), le processus en cours pour l’adoption d’une nouvelle
Constitution. Il dira que les avancées notables réalisées concernent également
l’adoption récente et la mise en œuvre des lois sur la réorganisation
territoriale.
Le ministre Diop a jouté qu’après une évaluation
objective de la situation, le gouvernement a décidé de repousser légèrement la
date initialement prévue pour le référendum constitutionnel, afin de réaliser
les préalables techniques et logistiques nécessaires, notamment la mise en
place des démembrements de l’Aige et la bonne distribution des cartes d’identité
biométriques devant servir de carte d’électeur. Toutefois, il précisera que « cet
ajustement dans notre chronogramme n’entame en rien l’engagement du gouvernement
pour un retour à l’ordre constitutionnel sécurisé et apaisé ».
Pour le chef de diplomatie malienne, dans son
combat légitime contre les forces obscurantistes, le Mali est malheureusement,
confronté à une campagne hostile de désinformation de la part de certains
partenaires. Une campagne qui vise à ternir l’image des autorités, à monter les
communautés les unes contre les autres, à saper le moral des troupes engagées
sur le front et à nuire aux relations entre le Mali et ses voisins et
partenaires.
« Cette campagne hostile passe en outre par
l’instrumentalisation et la politisation des droits de l’Homme à des fins de déstabilisation
en vue d’obtenir un changement de régime pour des intérêts géostratégiques qui
incluent des velléités de partition du Mali », a insisté le ministre Diop,
qui notera que notre pays sait pouvoir compter sur la lecture lucide et
objective de ses amis et alliés, au premier rang desquels, les états frères de
l’OCI.
«Le projet de résolution sur la situation au
Mali et dans la région du Sahel soumis à l’approbation du conseil avec des
amendements techniques validés par nos hauts fonctionnaires est une
manifestation, parmi de nombreuses, de la solidarité agissante de l’OCI »,
a indiqué le chef de la diplomatie malienne.
Le ministre Diop a enfin réitéré la disponibilité de notre pays à collaborer avec tout état ou organisation dans le strict respect des principes qui guident désormais notre action extérieure à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect de ses choix stratégiques et de partenaires et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.
Dieudonné DIAMA
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