Le Premier ministre Abdoulaye Maïga (c) avec les ministres Ismaël Wagué (g) et Aboul Kassim Fomba
C'est parti depuis hier pour la 5è édition de la Semaine nationale de la réconciliation (Senare). La cérémonie de lancement a été présidée par le Premier ministre le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d'armée Ismaël Wagué. L'on notait également la présence des membres du corps diplomatique, des grandes personnalités ainsi que des leaders religieux et traditionnels du pays.
Le thème de la Senare, cette année, est : « Education, culture et réconciliation: bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix durable au sein de l'AES et de la sous-région ». Les activités prévues au cours de cette Semaine sont, notamment des dialogues citoyens, des activités culturelles et sportives, des initiatives éducatives et des actions de solidarité.
Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a souligné qu’il est des moments où une Nation doit s’arrêter un instant, non pas pour regarder derrière elle avec regret, mais pour regarder devant avec responsabilité. Pour lui, lorsque la Nation traverse des épreuves, elle ne peut se contenter de panser ses blessures mais doit en tirer des leçons, restaurer la confiance, renforcer les liens et transmettre aux générations futures les raisons de croire encore en l’unité et la communauté de destin. « Nous sommes réunis pour réaffirmer une conviction fondamentale : Aucune Nation ne peut être durablement forte si elle est divisée. Et aucune paix ne peut être durable si elle ne repose sur la confiance, le dialogue et la volonté de vivre ensemble », a déclaré le Premier ministre.
Saluant la portée du thème le Premier ministre dira que l’éducation forme les esprits, développe le discernement et donne à chacun les moyens de comprendre et de construire son avenir. Quant à la culture, poursuit-il, elle nous rappelle qui nous sommes, d’où nous venons et tout ce que nous avons en partage. Elle constitue également un trait d’union entre les générations et un puissant facteur de cohésion nationale. Enfin, la réconciliation « nous enseigne à dépasser les blessures, à respecter nos différences et à reconstruire, ensemble, la confiance nécessaire au vivre-ensemble », a souligné le patron de l’administration malienne.
Abdoulaye Maïga a salué la décision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’avoir consacré la période 2026-2027 à l’éducation et à la culture. Selon lui, cette initiative nous donne l’occasion de réinterroger nos priorités. Il s’agit, selon lui, d’une dynamique qui mobilise l’État, les collectivités, les éducateurs, les familles, les acteurs culturels et les leaders communautaires. Le Premier ministre a précisé qu’il s’agit de penser la réconciliation au-delà de nos frontières dans cette vaste communauté de destin qu’est l’espace sahélien, et plus particulièrement au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
Pour lui, cette organisation constitue « notre horizon et cet espace partage une histoire, des cultures, des valeurs et des opportunités ». L’espace confédéral partage également des défis, a-t-il rappelé. Avant d’inviter à avoir le courage de construire des réponses communes face à des défis communs. « Notre réponse doit être collective, coordonnée et fondée sur une approche intégrée », a ajouté Abdoulaye Maïga.
D’après le Chef de l’administration, les activités de cette Semaine traduisent concrètement la volonté du gouvernement de faire de la réconciliation une réalité vécue au quotidien. « Qu’il s’agisse de dialogues citoyens, d’activités culturelles et sportives, d’initiatives éducatives, d’actions de solidarité et de projets portés par les communautés, tout contribue à laver le linge sale en famille », a précisé Abdoulaye Maïga. A son avis, la réconciliation doit également rapprocher les communautés, restaurer la confiance, recréer les liens et donner à chaque Malien, la possibilité de devenir un acteur de la reconstruction, du développement et de la paix.
Bembablin DOUMBIA
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