Pour Bassolma Bazié, la souveraineté est un combat qui exige de la lutte, des sacrifices et de l’engagement. Au cours de son intervention, il a évoqué les souffrances endurées par les Africains, particulièrement les populations des pays de l’AES, sous la domination et l’influence des puissances occidentales.
Le président de la Commission nationale AES du Burkina Faso a insisté sur l’unité et la solidarité entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, appelés à se soutenir en toutes circonstances. Il a également mis en avant les richesses dont disposent les trois pays, la mobilisation des populations en soutien à leurs dirigeants ainsi que les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité pour assurer la souveraineté et la sécurité des États. Le conférencier a surtout insisté sur la nécessité de traduire la souveraineté par des conséquences concrètes dans la vie quotidienne des populations. Il a, à ce titre, appelé au renforcement des hôpitaux, de l’accès aux soins, du personnel médical et des infrastructures sanitaires.
Il a également souligné l’importance de l’éducation et de la création d’emplois, estimant que ces secteurs doivent occuper une place importante dans la concrétisation de la souveraineté.
Le panéliste Nouhou Arzika, conseiller au Conseil consultatif de la Refondation du Niger, a, pour sa part, retracé les tournants décisifs du 26 juillet 2023 au Niger. Il a notamment évoqué l’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS), présentée comme ayant mis fin à une situation qu’il considère comme un soulagement.
Il a souligné la solidarité manifestée par le Mali et le Burkina Faso dès les premières heures, ainsi que la résistance du peuple nigérien face aux sanctions imposées par la CEDEAO. Il a également insisté sur l’unité des FDS et sur le départ des forces étrangères du Niger, intervenu entre le 2 septembre et le 22 décembre 2023, présenté comme un moment désormais gravé dans l’histoire.
Nouhou Arzika a par ailleurs détaillé les motivations des trois chefs d’État ayant conduit à la création de l’Alliance des États du Sahel, ainsi que leur vision et leur volonté de renforcer cette organisation. En introduisant la conférence, le modérateur, l’ambassadeur Illo Adani, a rappelé que la quête de la souveraineté constitue une revendication constante des peuples africains depuis les indépendances, particulièrement dans les pays regroupés au sein de l’AES.
Il a évoqué plusieurs étapes de cette quête, notamment les combats de Patrice Lumumba et Thomas Sankara, les coups d’État et les conférences nationales. Selon lui, le processus engagé au Mali en 2021, au Burkina Faso en 2022 et au Niger en 2023 constitue une étape déterminante.
L’ambassadeur Adani a souligné que cette dynamique, portée par des régimes militaires de type patriotique, souverainiste et panafricaniste, s’est renforcée avec la création de l’AES, suivie de la signature, le 6 juillet 2024 à Niamey, du traité portant création de la Confédération des États du Sahel.
La rencontre, organisée dans la salle des conférences du Palais des Congrès, visait à apporter des réponses sur les ressorts, la nature, l’originalité et les enjeux de la dynamique de souveraineté portée par la Confédération. Elle s’est également intéressée à son impact sur le panafricanisme et la lutte contre l’impérialisme, ainsi qu’aux leçons à tirer pour l’Afrique. À la fin des exposés, plusieurs questions et recommandations ont été adressées aux organisateurs, qui ont assuré en prendre bonne note.
Source : ANP
Rédaction Lessor
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