Dans son allocution, le Directeur de l’OCS adopte une posture résolument institutionnelle, stratégique et républicaine. Son objectif est de réaffirmer l’autorité de l’État tout en fixant le cap d’une riposte nationale coordonnée face au fléau de la drogue. Le Colonel-major Fousseyni Keïta inscrit d’emblée l’action de son institution dans la continuité des réformes majeures du Mali. Il rappelle les fondements de la lutte, à commencer par les bases juridiques avec l’adoption de la loi N°01-078 du 18 juillet 2001 portant contrôle des drogues et des précurseurs. Il met en avant l’outil opérationnel qu’est l’OCS, créé en 2010 en tant que structure unique et spécialisée, investie d’un mandat global de prévention et de répression sur toute l’étendue du territoire. Cet alignement politique s’inscrit, selon lui, directement sous le leadership du Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, et du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Sa position s’appuie ensuite sur une approche macro-statistique pour justifier l’urgence de la situation. Il analyse d’abord la menace sous un angle géographique, pointant du doigt l’immensité des frontières maliennes qui exposent le pays aux réseaux criminels transnationaux. Il brandit ensuite les chiffres officiels de son institution, notant avec préoccupation que la proportion de jeunes de 15 à 45 ans parmi les consommateurs interpellés est passée de 70 % en 2023 à 75 % en 2025. Cet impact républicain se traduit de manière concrète sur les forces vives du pays, comme en témoignent les cas des candidats déclarés inaptes aux concours de recrutement de l’État pour cause de tests médicaux positifs aux stupéfiants.
Pour le Directeur de l’office, l’ouverture vers la société civile répond à une logique de commandement et de rationalisation des efforts. Il conçoit l’intégration des ONG, des réseaux et des associations comme une main tendue institutionnelle visant à harmoniser, valoriser et partager les initiatives sur le terrain sous un plan d’action et un cadre permanent de concertation communs. Tout en rappelant que la sécurité ne peut pas mener cette lutte seule, le Colonel-major Fousseyni Keïta positionne l’OCS comme l’organe central chargé de bâtir une coopération dynamique et de fédérer cette mobilisation générale incluant les familles, les médias, les collectivités et les éducateurs.
Souleymane SIDIBE
Cette structure sera chargée notamment de constituer des réserves d'or et de promouvoir la transformation locale du métal jaune sur place.
L’incivisme et l’indiscipline traduisent un manque de respect des règles de circulation et mettent directement en danger la vie des citoyens. Notre pays a enregistré en 2025 pas moins de 7.691 accidents corporels, causant 648 décès et 8.863 blessés.
Dans le cadre de la célébration du 26 juin, Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, l’Office central des stupéfiants (OCS) a organisé, jeudi dernier dans ses locaux, une rencontre de prise de contact avec les structures impliquées dans la lutte contre les st.
Le transport routier constitue un pilier de l'économie malienne. Assurant près de 80% des échanges extérieurs et le désenclavement des territoires, il reste pourtant confronté à d'importantes difficultés de financement, notamment pour l'acquisition et le renouvellement du matériel roulant..
La Faculté des Sciences administratives et politiques (FSAP) de l'Université Kurukanfuga de Bamako a servi de cadre, jeudi dernier, à une double cérémonie organisée par l'Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) dans le cadre de son dixième anniversaire..
Face à l'ampleur des déplacements forcés, le gouvernement et ses partenaires entendent accélérer la mise en œuvre de réponses durables. Réunis à Bamako, les principaux acteurs nationaux et internationaux veulent renforcer leurs capacités et harmoniser leurs actions, afin d'offrir aux centa.