Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
En effet, par lettre en date du 26 juin 2023 transmise
par l’ambassade du Mali à Washington, la directrice adjointe de la division
Afrique de l’Organisation non gouvernementale internationale a saisi les ministères
en charge de la Défense et de la Justice.
Ce, afin de requérir leurs
observations sur les allégations de violations des droits de l’Homme qu’elle a
recensées à l’issue des enquêtes menées pendant la période sus évoquée et qui «impliqueraient
les Forces armées maliennes (FAMa) et des soldats étrangers qui leur sont
associés». Des allégations «tendancieuses» que le gouvernement a énergiquement
réfutées. D’abord, il regrette, une nouvelle fois, l’approche biaisée dans la
collecte d’éléments mais aussi la légèreté dans le recoupement des faits allégués
et le déséquilibre dans les conclusions qui en découlent.
Les autorités ont par ailleurs rappelé que,
malgré l’environnement particulièrement difficile dans lequel elles évoluent,
les FAMa s’emploient, en toutes circonstances, à accomplir leur devoir régalien
de sécurisation du territoire et de protection des populations et des biens.
La
mission de protection des populations maliennes, objet d’allégations
tendancieuses, entretenues pour un dessein inavoué, concerne tous les citoyens,
sans aucune exclusive, ont-t-elles précisé. Avant de réfuter énergiquement les
allégations tendant à faire croire que les opérations de lutte contre le
terrorisme donnent lieu à un ciblage ethnique. Mais aussi que ces opérations
impacteraient, de manière indiscriminée, des populations civiles, particulièrement
dans leur frange vulnérable.
Le gouvernement s’insurge particulièrement
contre les graves accusations de «représailles contre les villageois» et de «punition
collective» à leur encontre et déplore la légèreté avec laquelle de telles allégations
sont faites. Il observe en outre la persistance voire la recrudescence de ces
allégations au moment où des avancées notables sont réalisées tant dans le
domaine sécuritaire que dans le cadre du processus politique de la Transition.
Le gouvernement a par ailleurs invité l’ONG «Human
Rights Watch» à inscrire son œuvre de veille et de monitoring de la situation
des droits de l’Homme dans une démarche impartiale, non biaisée, équilibrée et
objective. Cela est d’autant plus important «qu’il serait utile, pour les défenseurs
des droits de l’Homme, de s’interroger sur l’impact sur les populations
civiles, sur le vivre ensemble et sur la cohésion nationale d’accusations non
fondées dont la seule évocation sape les efforts de stabilisation du territoire»,
a-t-il indiqué.
Fidèle à ses traditions ancestrales humanistes et soucieux du respect de ses engagements internationaux, le gouvernement rappelle avoir toujours œuvré pour la promotion et la protection des droits de l’Homme. Enfin, il dit être ouvert à la poursuite du dialogue avec l’ensemble des partenaires qui œuvrent de bonne foi pour la défense et la promotion des droits de l’Homme.
Bembablin DOUMBIA
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