À l’instar de la
communauté internationale, notre pays a célébré, vendredi dernier au Centre
international des conférences (CICB), la Journée internationale de l’alphabétisation
(JIA) à l’initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la
science et la culture (Unesco) sous le thème international : «Promouvoir
l’alphabétisation pour un monde en transition : bâtir des fondations de sociétés
durables et pacifiques». Le thème national est intitulé : «L’alphabétisation
au service du peuple pour une meilleure valorisation de nos langues».
C’est le
Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé le lancement
officiel des activités, en présence des membres du gouvernement dont le
ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, et d’autres invités de
marque.
Au programme de la
semaine, des concours littéraires dans nos 13 langues nationales, des conférences-débats,
des émissions radiophoniques, télévisées, des remises de prix aux lauréats
des centres d’apprentissage féminin (CAFé),
des centres d’éducation pour le développement (CED), des centres d’éducation pour l’intégration (CEI)
et des centres d’éducation non formelle à visé scolaire (CNEF-VS), ainsi que
des activités de plaidoyer. Selon les statiques fournies par le directeur
national adjoint de l’éducation non formelle et des langues nationales
(DNEF-LN), Diakaridia Diarra, le taux national d’alphabétisation est à peu près de 36%.
Le chef de bureau de l’Unesco dans
notre pays, Edmond Moukala, constate que la situation de l’analphabétisme n’est
pas reluisante ces dernières années à cause de l’insécurité. Il ajoutera que le
taux d’analphabétisme au Mali est d’environ 66, 03 % pour les hommes et 78,14%
pour les femmes. Le diplomate soulignera que l’alphabétisation transforme les gouttes d’encre sur le papier.
Elle est la clef qui ouvre la porte du savoir, de l’émancipation et de
l’imagination. En l’espace de 40 ans, des progrès significatifs ont été réalisés :
3,6 milliards d’individus ont appris à lire et à écrire, soit une progression
du taux d’alphabétisation mondial de 86 % en 2020.
À mi-chemin de l’Agenda 2030, 244 millions d’enfants en âge d’être scolarisés dont 98 millions en Afrique subsaharienne ne vont toujours pas à l’école.
Au même moment, 763
millions d’adultes dont deux tiers de femmes ne savent toujours pas lire ou écrire.
Ils sont 6 enfants sur 10 qui vont à l’école à l’âge de 10 ans qui ne savent
pas lire et comprendre un texte simple. Edmond Moukala d’inviter tous les
acteurs de l’éducation à s’investir pour l’atteinte des Objectifs de développement
durable (ODD) à l’horizon 2030.
Le ministre de l’éducation nationale dira qu’il
est nécessaire de changer les actions pour façonner des citoyens aptes à bâtir
le Mali Kura. Pour Amadou Sy Savané, il est impératif de transformer nos
structures éducatives avec des citoyens bien formés. Des milliers de nos
compatriotes n’ayant jamais fréquenté l’école et qui ont quitté les bancs
pourraient ainsi acquérir des compétences avérées dans la gestion des activités génératrices de
revenus, la commercialisation des produits agricoles et de la gouvernance démocratique.
Le ministre a annoncé
le fonctionnement de 143 centres d’alphabétisation formelle (Caf) avec un
effectif de 3.770 auditeurs dont 2.896 femmes de 4 CAFé avec un effectif de 517
jeunes filles et femmes non scolarisées et déscolarisées précoces, la formation
de 87 jeunes femmes dans les filières de transformation agro-alimentaire, de
coupe et couture, teinture, coiffure et d’esthétique dans les CAFé concernés.
Le ministre Amdou Sy Savané précise que le Programme décennal de développement
de l’éducation 2è génération (Prodec II
2019-2028) envisage une stratégie de formation polyvalente des enseignants dans
les Instituts de formation des maîtres (IFM).
Le chef du gouvernement, qui a remis un Ciwara à Edmond Moukala pour ses efforts inlassables dans le rayonnement de notre système éducatif, a déclaré que dans le cadre de la refondation de notre pays, l’heure est de faire face à l’alphabétisation pour tirer toutes les leçons afin de nous projeter dans l’avenir. Et Choguel Kokalla Maïga de rappeler que le Prodec II a accordé une place de choix au secteur de l’ENF. Le Premier ministre soutient que l’alphabétisation contribue à la lutte contre la pauvreté, à la promotion de la citoyenneté, mais aussi à la bonne gouvernance et à l’intégration.
Sidi WAGUE
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