Les participants ont bien apprécié cette session d’information
Une vingtaine de journalistes de l’Agence malienne de presse
et de publicité (Amap) a participé, hier,
à une session d’information sur la Cour pénale internationale (CPI).
C’était dans la salle de réunion dudit service sous la présidence du directeur
des publications en français de l’Amap, Souleymane Bobo Tounkara, représentant
le directeur général, en présence du rédacteur en chef de L’Essor, Madiba
Keita.
La formation était assurée par la responsable de l’information publique
et sensibilisation du bureau de la CPI au Mali, Margot Tedesco et de son
assistant Mohamed Salaha. Le programme de cette session portait sur la
présentation de cette Cour internationale de justice, sa mission, son
fonctionnement, ses compétences et les procédures devant elle.
L’objectif de la session est de mieux outiller les journalistes de l’Amap afin qu’ils diffusent de bonnes informations sur le travail de la CPI dont le siège est à La Haye aux Pays-Bas.
Dans son mot de bienvenue, le directeur des publications en
français a brièvement présenté l’Amap aux hôtes. Selon lui, ce service public
de l’information et de publicité comprend quatre sous-directions, à savoir
la direction des publications en langue française dont le produit est le
Journal L’Essor, la direction de la presse communautaire qui édite en langues
nationales, l’Agence de presse et la direction de la Publicité.
Pour Souleymane
Bobo Tounkara, l’Amap emploie plus de 200 personnes composées notamment de
journalistes, photographes, techniciens, des agents et cadres de
l’administration.
Pour sa part, la responsable de l’unité d’information
publique et de la sensibilisation du bureau malien de la CPI dira que la
présente session vise à expliquer et faire comprendre les procédures devant la
CPI, comment elle fonctionne et comment
elle organise les procès.
Margot Tedesco a rappelé que la CPI a été créée avec la
ratification du Statut de Rome par 60
États, le 17 juillet 1998. Le Statut de Rome
est entré en vigueur le 1er juillet 2002. Il y a aujourd’hui 123 États
parties. La CPI a deja jugé 18 affaires depuis sa création et mène
actuellement 17 enquêtes à travers le monde.
«Dans le cadre de notre travail, il nous a paru important
que les journalistes puissent avoir des informations et les outils pour
comprendre le fonctionnement de la Cour pour ensuite informer la population
là-dessus», a souligné Margot Tedesco, avant de remettre quelques ouvrages de
la CPI au directeur des publications en français pour garnir les étagères de
l’Amap.
Les participants ont visionné un élément sur la CPI pour
mieux comprendre sa composition, son fonctionnement et les procédures devant
elle. La manière dont les crimes sont jugés au niveau de la chambre de 1ere
instance et la procédure devant la chambre d’appel. à travers cette projection,
les participants ont posé des questions sur le Statut de Rome, le processus de
réparation des victimes, les compétences de la CPI et les saisines devant elle.
En réponse, l’assistant au bureau de la CPI au Mali, Mohamed Salaha, a expliqué que le Statut de Rome est l’ensemble des textes fondateurs de la CPI. Il a aussi expliqué les réparations des victimes des crimes à travers un mécanisme appelé fonds au profit des victimes. « Les juges de la Cour sont au nombre de 18. Ils sont élus par les états parties pour un mandat de 9 ans suivant des critères», a-t-il ajouté. Mohamed Salaha a aussi expliqué que la Cour se différencie des autres tribunaux internationaux parce qu’elle est indépendante et permanente.
Les journalistes participants ont jugé instructive cette immersion dans le fonctionnement de la CPI. Souleymane Bobo Tounkara s’est réjoui de cette session qui a permis aux participants d’apprendre beaucoup de choses sur la Cour. «Cette session d’information a comblé un vide chez nous. J’espère que ça ne sera pas la dernière», a-t-il dit, avant d’inviter les participants à restituer ce qu’ils ont appris à leurs collègues qui n’ont pas participé à la rencontre.
Tamba CAMARA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.