Le projet prévoit également la création de 300 emplois directs et d’environ 1.000 emplois indirects
Construite sur une superficie de 14 hectares, Atlas Ciment représente un investissement de 30 milliards de Fcfa. Dans sa première phase, l’usine devrait produire 500.000 tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait progressivement atteindre 2,5 millions de tonnes au cours des deux prochaines années. Le projet prévoit également la création de 300 emplois directs et d’environ 1.000 emplois indirects.
Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la mise en service de cette unité s’inscrit dans la dynamique de reconstruction de l’appareil industriel national. Il a rappelé que, face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté, les autorités ont fait de la promotion des unités industrielles une priorité. Le Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, avait procédé à la pose de la première pierre de l’usine, le 2 juin 2022.
Moussa Alassane Diallo s’est particulièrement réjoui du caractère malien du projet. Selon lui, l’actionnariat est entièrement indépendant et les entreprises intervenant sur le chantier sont également maliennes. Une approche qui, estime-t-il, illustre la volonté de renforcer les capacités nationales et de favoriser l’émergence d’un tissu industriel davantage porté par les acteurs locaux.
Atlas Ciment entend également sécuriser sa production, grâce à un dispositif énergétique intégré. L’usine sera équipée d’une centrale thermique et d’une centrale solaire pour garantir la continuité de son approvisionnement en électricité. Elle disposera, en outre, d’une flotte de camions destinée au transport des matières premières, afin de limiter les risques de rupture dans l’approvisionnement et d’assurer la continuité de l’exploitation.
Le démarrage de cette usine intervient dans un contexte où le Mali reste encore confronté à un déficit de production. Les besoins annuels du pays sont estimés à environ 5 millions de tonnes de ciment, contre une capacité de production actuelle de 3,5 millions de tonnes.
Avec l’arrivée de nouvelles unités, la capacité nationale devrait atteindre 5,5 millions de tonnes par an à l’horizon 2027-2028. Pour le ministre, cette progression devrait permettre au pays de couvrir ses besoins et de tendre vers l’autosuffisance en ciment.
Au-delà de l’augmentation de l’offre, la question du prix demeure un enjeu majeur. Le ciment étant devenu un produit de grande consommation, sa disponibilité à un coût abordable constitue un élément important pour les ménages et le secteur de la construction.
Dans cette perspective, le ministre a indiqué que des propositions ont été formulées en concertation avec le promoteur pour améliorer l’accessibilité du ciment. Le gouvernement mène également des réflexions sur différents mécanismes susceptibles de contribuer à une réduction supplémentaire de son prix.
La mise en production d’Atlas Ciment apparaît ainsi comme un double pari : accroître les capacités industrielles nationales tout en contribuant, à terme, à rendre le ciment plus disponible et plus accessible aux populations.
Fatoumata KAMISSOKO
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