Alkaydi Amar Touré, secrétaire général du département de la Communication, entouré des lauréates
C’était lors d’une cérémonie organisée dans un hôtel de la place. Cette initiative, portée par « Internet Society Foundation » et ses partenaires, vise à renforcer la présence des femmes dans les métiers des technologies de l’information et de la communication (TIC), encore largement dominés par les hommes.
La cérémonie a enregistré la présence du représentant du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alkaydi Amar Touré, de la représentante résidente des Nations unies au Mali, Marie Goreth Nizigama, de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, Arnaud Dusaucy, ainsi que de la vice-présidente chargée de l’autonomisation et de la sensibilisation à «Internet Society Foundation», Joyce Dogniez.
Au total, 150 jeunes femmes avaient suivi une formation intensive en ligne sur la conception et le déploiement des réseaux informatiques. À l’issue de cette phase théorique, 60 d’entre elles ont été sélectionnées pour bénéficier d’une semaine de formation pratique sur le terrain. Elles ont notamment été initiées aux technologies liées à la fibre optique, aux antennes de télécommunication et aux systèmes de transmission de données.
Selon les responsables du programme, cette formation a pour objectif de doter les participantes de compétences techniques directement exploitables sur le marché de l’emploi, tout en favorisant leur autonomisation économique.
Prenant la parole, Joyce Dogniez a salué les efforts des apprenantes et réaffirmé l’importance d’une plus grande participation des femmes dans le secteur numérique. Elle a souligné que la formation des femmes constitue un levier essentiel pour réduire les inégalités dans les filières technologiques et bâtir un numérique plus inclusif.
Le représentant du ministère, Alkaydi Amar Touré, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Mali en faveur de l’inclusion numérique. « Le savoir est le pouvoir », a-t-il déclaré, estimant que davantage de femmes doivent intégrer des métiers tels que les réseaux, la cyber sécurité ou le développement informatique.
De son côté, l’ambassadeur de Belgique, Arnaud Dusaucy, a souligné que la souveraineté numérique ne saurait être construite sans la pleine participation des femmes. Il a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les programmes favorisant l’accès des jeunes filles aux compétences numériques.
La représentante des Nations unies au Mali, Marie Goreth Nizigama, a rappelé que la formation a permis à 150 jeunes Maliennes d’acquérir des connaissances en conception et déploiement des réseaux télécoms, dont 60 ont bénéficié d’une immersion pratique sur le terrain. Elle a salué une initiative qui contribue à renforcer l’employabilité des jeunes femmes et à promouvoir l’égalité des chances.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme African Girls, financé par le Royaume de Belgique et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de la Communication et le Complexe numérique de Bamako. Au-delà de l’attestation, les bénéficiaires reçoivent un kit de dépannage, un appui en équipements informatiques ainsi qu’un accompagnement destiné à pérenniser les acquis de la formation.
Au nom des récipiendaires, Tata Coulibaly a exprimé sa reconnaissance envers les formateurs et les partenaires. Elle a invité ses camarades à poursuivre leur apprentissage et à croire en leurs capacités. «Les réseaux se construisent avec des équipements, mais l’avenir se construit avec des compétences », a-t-elle déclaré.
À travers cette initiative, les partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de femmes qualifiées, capables de participer pleinement à la transformation numérique du Mali et au développement d’une économie fondée sur le savoir et l’innovation.
Mahawa DEMBÉLÉ
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