Après avoir emporté le premier trophée de la Biennale artistique et culturelle de Mopti 2023, la Région de Ségou entend rééditer cet exploit cette année à l’édition qui va se dérouler en décembre à Tombouctou. La phase régionale vient de se tenir avec succès. La cérémonie de lancement a eu lieu, le16 septembre, dans la salle de spectacles Mieruba sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Bréhima Ongoïba. Le premier couplet de l’hymne national du Mali chanté en bambara par l’association des pionniers, les discours des officiels, l’animation d’orchestre et la prestation de la troupe du Cercle de Farako, ont constitué les temps forts de la cérémonie.
L’organisation de la Biennale artistique et culturelle, a fait remarquer Bréhima Ongoïba, traduit la volonté du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, de faire de cet évènement, le cœur des stratégies et processus de développement du pays. «Socle sur lequel se fondent l’organisation et le fonctionnement de la société, la culture, a fait savoir le représentant de l’État, détermine le style et le contenu économique et social de toute société», a indiqué le directeur de cabinet du gouverneur. Et d’ajouter que l’art peut contribuer à instaurer une culture ouverte, plus résiliente, et mieux, à même de s’adapter aux changements induits par les différentes crises financières, économiques et sociales, entre autres.
Le représentant du gouverneur a aussi rappelé que l’édition 2025 est placée également sous le signe de l’Année de la culture décrétée par le chef de l’État, à travers le projet intitulé : «Culture Mali 2025» qui a pour objectif global de faire de la Culture un levier de transformation sociale et économique repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle. Cette phrase régionale, a souligné Bréhima Ongoïba, est une manifestation populaire qui met en compétition les formations artistiques des cercles de la Région de Ségou dans les disciplines suivantes : l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre et la danse traditionnelle.
S’adressant aux jeunes, Bréhima Ongoïba leur dira qu’au cours de ces quelques jours d’échanges et de brassage, ils vont, à travers les différentes disciplines retenues, magnifier l’unité nationale, faire barrière à la division, lancer des messages de portée éducative, mais surtout toucher du doigt les maux qui rongent notre société : drogue, banditisme, gain facile, entre autres. Dans son mot de bienvenue , le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a souligné que cette grande rencontre culturelle constitue un moment privilégié où s’expriment les arts, la créativité, l’identité et la richesse de notre patrimoine commun. Elle permet de raffermir les liens entre les communautés et de mettre en valeur la diversité culturelle qui fait la force et la beauté de notre nation.
Pour le premier magistrat de la Commune urbaine de Ségou, la culture est non seulement facteur de développement économique et social, mais aussi, un instrument puissant de paix, de cohésion sociale et de réconciliation. «Notre commune, berceau d’histoire, de traditions et de créativité artistique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique et se réjouit d’accueillir cette étape régionale de la biennale», a-t-il exprimé.
Pendant quatre jours, les troupes des six cercles de la région (Bla, Farako, Macina, Markala, Ségou et Sokolo) ont compéti dans les différentes disciples de la biennale comme le solo de chant, le ballet, le théâtre, l’orchestre, l’ensemble instrumental, la danse traditionnelle.
Noumballa Camara / AMAP - San
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