L’ouverture des travaux était présidée par la conseillère technique au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mme Sissoko Sirimaha Habibatou Diawara. C’était en présence du nouveau directeur général de l’établissement, Dr Yaya Sinayoko et des administrateurs.
Les points inscrits à l’ordre du jour étaient entre autres : l’examen et l’adoption du compte rendu de la 48ème session ordinaire, l’examen et l’adoption des recommandations de la session précédente, l’examen et l’adoption du rapport d’exécution du budget 2025 et l’examen et l’adoption du Budget 2026.
La présidente de la séance a exprimé sa satisfaction de diriger les travaux de la présente session, au nom du ministre Mamou Daffé. Elle a fait observer une minute de silence à la mémoire du défunt Maestro Boncana Maïga, avant de rendre un hommage mérité à Tokaye Alfaraha pour le service rendu au Bumda. Ce dernier a fait valoir ses droits à la retraite. Cette session, a indiqué Mme Sissoko Sirimaha Habibatou Diawara, s’est déroulée dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire persistante qui impacte négativement les activités et les revenus des créateurs.
«Ce contexte particulièrement difficile n’a entaché en rien l’ardeur du gouvernement de faire de la culture un levier de développement et de cohésion sociale. D’où l’engagement du Président de la Transition de décréter encore une fois de plus la période 2026-2027 comme année de l’éducation et de la Culture. En dépit de cette situation difficile, le Bumda doit poursuivre ses efforts de perception et de recouvrement pour pouvoir atteindre des meilleurs résultats », a-t-elle souligné.
La représentante du ministre chargé de la Culture a salué la qualité des travaux qui a permis des avancées notoires notamment dans la mise en œuvre de l’AVOC et la relecture de la loi fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. Selon elle, plus de 510 auteurs, artistes, producteurs et éditeurs bénéficient désormais d’une assistance sociale de qualité grâce à AVOC, initiée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et de Tourisme en partenariat avec le département en charge du Développement social, à travers l’Institut de Prévoyance Sociale (INPS),
Cependant, des efforts doivent se poursuivre pour impulser les performances, notamment dans la mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et le recouvrement des redevances de droits d’auteurs et de droits voisins. Pour une gestion transparente et efficiente, Mme Sissoko Sirimaha Habibatou Diawara a invité la direction à diligenter le processus de digitalisation de la gestion collective des droits d’Auteur et des droits voisins ainsi qu’à l’informatisation de tout le système de gestion des droits. Et de lancer un appel à tous les utilisateurs d’œuvres littéraires et artistiques à s’acquitter des redevances de droits d’auteur et droits voisins afin d’éviter tout malentendu.
Cette session, consacrée à l’examen du programme d’activités et du projet de budget de l’exercice 2026, arrêté à un peu plus de 1.009 millions de Fcfa, équilibré en recettes et en dépenses, soit une hausse de 0,47 % par rapport à l’exercice écoulé. En 2025, le bureau a fait une réalisation d’un peu plus de 573 millions de Fcfa pour une prévision de plus de 841 millions Fcfa, soit un taux d’exécution de plus de 68%. C’est le lieu de féliciter la directrice générale sortante et tout le personnel de Bumda pour le travail accompli.
Le nouveau directeur du Bumda a exprimé son engament de souffler une nouvelle dynamique à la boite. Il a surtout lancé un appel aux entreprises des médias et communications ainsi que des promoteurs des festival de s’acquitter des redevances pour permettre aux artistes de vivre de leur création. Il est aussi revenu sur la répartition des droits et demande aux artistes de s’unir pour mettre en évidence le vivre ensemble et le processus d’une paix durable déclenchée depuis plusieurs années par les autorités de Transition.
Amadou SOW
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