Mahamadou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux
Cette
décision a été prise mercredi dernier lors du conseil des ministres au cours
duquel le gouvernement dit avoir pris acte d’une communication écrite relative
au rapport national additif du Mali pour le 4ème cycle de l’Examen périodique
universel (EPU). Établi par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des
Nations unies le 15 mars 2006, l’EPU consiste à passer en revue les
réalisations de l’ensemble des États membres de l’Onu dans le domaine des
Droits de l’Homme. Il s’agit d’un processus mené par les États, d’un examen par
les pairs, sous les auspices du Conseil des Droits de l’Homme.
Il fournit à
chaque État, l’opportunité de présenter les mesures qu’il a prises pour améliorer
la situation des Droits de l’Homme sur son territoire et remplir ses
obligations en la matière. Un cycle d’examen couvre une période de quatre ans
et demi au cours de laquelle tous les États membres des Nations unies sont
examinés.
Pour
rappel, le Mali s’est soumis au même exercice, lors de la 43ème session du
Groupe de travail sur l’EPU, tenue du 1er au 12 mai 2023, à Genève en Suisse. À
cet effet, il a présenté le rapport national et fait l’état de la mise en œuvre
des 187 recommandations acceptées à l’issue de l’examen précédent de 2018.
Après le passage de la délégation malienne devant le Conseil des Droits de
l’Homme à Genève, 275 recommandations ont été adressées à notre pays, parmi
lesquelles certaines sont entièrement mises en œuvre ou sont en cours, d’autres
le seront très prochainement.
Ainsi,
selon le gouvernement, dans le souci de maintenir le caractère participatif et
inclusif, les représentants de notre pays à cet exercice ont décidé, avant de
se prononcer sur ces recommandations, de revenir restituer le rapport national
et de recueillir les avis et suggestions de tous les acteurs. Pour cela, le
gouvernement a rappelé que le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
a organisé une table ronde le 16 août 2023.
À
l’issue de cette rencontre, a ajouté la même source, les participants se sont
prononcés sur les 275 recommandations à travers une matrice qui doit être
soumise, en dernier lieu au gouvernement en vue d’une approbation. «Cette
dernière phase du processus impose à notre pays de soumettre, au plus tard, le
28 août 2023, son rapport additif qui devra être adopté lors de la 54ème
session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, prévue en septembre 2023»,
a annoncé le gouvernement.
L’approbation du rapport national additif dans le délai prévu permettra, non seulement d’inscrire le dossier du Mali au rôle de la 54ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, de mettre en exergue et de préciser la position du Mali sur l’ensemble des recommandations adressées qu’il devra mettre en œuvre pour les cinq prochaines années dans le domaine des Droits de l’Homme et renforcera sa réputation en matière de promotion des droits humains.
Souleymane SIDIBE
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