«L’Alternance», Youssouf Sissoko, a été condamné, lundi 23 mars 2026, à deux ans d’emprisonnement ferme et à un million de Fcfa de dommages et intérêts par le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Selon la décision rendue publique par ledit tribunal, «Youssouf Sissoko est condamné à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million de Fcfa en guise de dommages et intérêts».
Le directeur de publication du journal «L’Alternance» avait été arrêté le 5 février 2026 et placé sous mandat de dépôt après la publication d’un article critiquant le Chef d’État du Niger, le Général Abdourahamane Tiani. L’article incriminé, publié le 2 février 2026, mettait en cause des déclarations du président nigérien, accusant certains dirigeants ouest-africains d’être impliqués dans une attaque contre l’aéroport de Niamey, fin janvier. Les poursuites ont été engagées devant le Tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité à Bamako.
Comme mentionné en haut, Youssouf Sissoko était poursuivi pour «diffusion de fausses informations», «atteinte au crédit de l’État» et «offense à un chef d’État étranger». Le procureur du tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité avait requis contre lui, cinq ans de prison ferme lors de l’audience du 9 mars 2026. Mais le journaliste avait nié toute infraction lors de son procès, se défendant d’avoir commis les faits reprochés.
La condamnation de Youssouf Sissoko intervient dans un contexte de durcissement des poursuites judiciaires à l’encontre de certains professionnels des médias au Mali, notamment pour des publications en ligne jugées attentatoires à l’ordre public ou aux institutions.
Dans un communiqué, l’Association des éditeurs de presse privée (Assep) a indiqué avoir «assisté avec une profonde indignation à la condamnation de Youssouf Sissoko». Elle a ainsi appelé les «autorités compétentes à faire preuve de discernement et à garantir un environnement juridique et institutionnel favorable à l’exercice libre et responsable du métier de journaliste». Elle a aussi appelé «ses militants à rester debout, solidaires et mobilisés face à cette épreuve».
Oumar SANKARE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.