Cérémonie de sortie d’un contingent du Service national des jeunes
Notre pays est à un tournant décisif face à l’évolution
de la situation sécuritaire. Les autorités de la Transition entendent relever
le défi et affirmer notre souveraineté qui se traduira par la présence des
Forces armées maliennes (FAMa) sur toute l’étendue du territoire.
Au regard de l’immensité de la superficie du
Mali, au-delà d’un équipement adéquat, les FAMa doivent pouvoir compter sur des
réservistes pour les épauler en cas de nécessité.
Voilà pourquoi le gouvernement
a décidé de s’appuyer sur les dispositions de la nouvelle Loi fondamentale pour
se donner la possibilité d’appeler des citoyens sous le drapeau en cas de nécessité.
En temps de crise, comme stipule l’article 24 de la Constitution, «la défense
de la patrie est un devoir pour tout citoyen. Tous les citoyens âgés de 18 ans
au moins peuvent être mobilisés aux côtés des Forces armées et de sécurité pour
la défense de la patrie».
En effet, le Conseil des ministres de mercredi
dernier a adopté un projet de décret fixant le Statut particulier de la Réserve
des Forces armées et de sécurité. Selon le communiqué du Conseil, ce statut est
élaboré en application des dispositions de l’Ordonnance n° 2023-015/PT-RM du 21
mars 2023 portant Statut général des militaires, ainsi que de celles de la Loi
n°2016-038 du 07 juillet 2016 portant institution du Service national des
jeunes (SNJ).
La réserve est constituée de personnes appelées
réservistes n’appartenant pas à l’armée d’active, mais formées pour renforcer
ou apporter un concours aux Forces armées maliennes dans le cadre de la défense
nationale.
Pour parvenir à un résultat tangible, ce
projet distingue deux types de réserves : stratégique et opérationnelle.
La première, précise le communiqué du Conseil des ministres, est constituée des
personnels du contingent du Service national des jeunes ayant accompli le
service militaire, des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée,
des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps
où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq ans. Sont également
concernés des volontaires ayant souscrit un engagement et toute autre personne
ayant accompli le service militaire. Lorsque cette réserve stratégique est mise
à la disposition du chef d’état-major des Armées, elle est dite opérationnelle.
Ainsi, les réservistes mobilisés seront soumis
au Statut général des militaires et à toutes autres dispositions législatives
et règlementaires en vigueur régissant les militaires. À travers ce décret, il
s’agira de déterminer l’état des réservistes et les conditions de leur
mobilisation ; d’assurer les garanties d’un renfort capital en cas de
crise, de catastrophe naturelle ou de guerre. Mais également d’apporter un haut
niveau de compétences supplémentaires aux Forces armées et de sécurité, et
d’encourager les jeunes à contribuer à la défense de la nation.
Ce décret adopté en Conseil des ministres réaffirme la volonté inébranlable des autorités de la Transition de mettre tout en œuvre pour la défense nationale, la préservation de la sécurité et de l’intégrité des populations et de leurs biens. Lequel engagement doit être une affaire de tout citoyen dans le contexte de guerre, surtout face à la série macabre d’attaques terroristes perpétrées contre les populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité.
Oumar DIAKITE
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