Développement agricole : Sasakawa africa association tient son forum annuel

Cette rencontre stratégique est devenue, au fil des ans, un cadre privilégié d’échanges et de réflexion sur les défis et opportunités du secteur agricole au Mali

Publié vendredi 04 avril 2025 à 08:52
Développement agricole : Sasakawa africa association tient son forum annuel

Des acteurs des chaines de valeur agricoles du Mali participent à la rencontre

 

«Professionnaliser les organisations de producteurs pour améliorer leur accès au financement et au marché ainsi que leur résilience», tel est le thème directeur du Forum annuel de Sasakawa de cette année. Il est d’une pertinence capitale pour le développement de notre agriculture, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, à l’ouverture des travaux qui a enregistré la présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba et du directeur-Pays de Sasakawa Africa Association (SAA), Amadou Tapsoba.

Depuis 2021, l’organisation met en œuvre une nouvelle stratégie (2021-2025) axée sur trois piliers que sont l’agriculture régénératrice (RA), l’agriculture sensible à la nutrition (NSA) et l’agriculture orientée vers le marché (MOA). Ce nouveau plan stratégique inclut des thèmes transversaux comme le développement des ressources humaines, l’inclusion des jeunes, femmes et personnes en situation de handicap et la digitalisation par l’intégration des technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans la vulgarisation agricole et dans l’enseignement à distance.

L’objectif est de soutenir l’effort de l’Afrique sub-saharienne en général et le Mali en particulier, pour construire des systèmes alimentaires résilients et durables à travers la mise en place d’un système performant et innovant de vulgarisation et de conseil agricole. Ce système pluraliste intègre tous les acteurs du développement rural. Il appelle à la participation de toutes les parties prenantes à la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des interventions de SAA. D’où l’organisation du présent forum auquel participe l’ensemble des acteurs des chaînes de valeur agricoles du Mali.

Les parties prenantes échangent ainsi sur les progrès accomplis et les défis rencontrés. Ils identifient les voies d’amélioration pour un meilleur impact. C’est aussi l’occasion pour les participants de discuter de thèmes d’intérêt afin de dégager de nouvelles idées et pistes de collaboration et de synergie. Selon le ministre de l’Agriculture, le thème choisi cadre parfaitement avec la vision «Malikura gnetaasira ka ben san 2063» du Président de la Transition et les priorités stratégiques du gouvernement du Mali qui accorde une place de choix à l’amélioration des capacités des exploitants agricoles dans sa Politique de développement agricole.

En effet, le secteur agricole contribue à hauteur de 30% au Produit intérieur brut (BIP) et emploie environ 80% de la population active malienne. Malgré ce rôle prépondérant dans l’économie nationale, il reste confronté à des défis majeurs comme la faible organisation des acteurs de la profession, l’accès limité aux financements adaptés, la difficulté d’intégration dans la chaîne de valeur agricole structurée et leur vulnérabilité face aux effets néfastes du changement climatique.

C’est dans ce contexte que la professionnalisation des organisations apparaît comme une solution clé pour renforcer la résilience de notre agriculture et améliorer la compétitivité de nos producteurs sur le marché, a estimé le ministre Daniel Siméon Kéléma. Une organisation professionnelle forte et bien structurée permet aux producteurs de mieux négocier les prix, d’accéder plus facilement à des crédits agricoles et d’adopter des technologies innovantes adaptées à leurs besoins.

Cette démarche constitue un levier pour l’insertion des jeunes et des femmes dans des chaînes de valeur agricole fonctionnelles et performantes. En réitérant le plein engagement du gouvernement du Mali à accompagner cette dynamique à travers plusieurs initiatives, Daniel Siméon Kéléma a fait savoir que la résilience de notre agriculture passe par la capacité des exploitants agricoles à faire face aux chocs climatiques, économiques et sociaux.

Cheick Amadou DIA

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