Lors de cet entretien d’une trentaine de minutes, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la détermination du Burkina Faso à décider librement de son avenir. Dénonçant les rapports de domination, les accords déséquilibrés et les ingérences, il a rappelé que la rupture avec la politique impérialiste française répondait à une exigence d’émancipation. « Nous n’avons rien contre le peuple français », a-t-il précisé, tout en défendant le droit du peuple burkinabè à être maître de son destin. « Nous avons quitté un type de coopération pour un autre type de coopération. » Par cette déclaration, le Premier ministre a répondu aux discours assimilant le rapprochement avec Moscou à un changement de tutelle. Il a mis en avant une coopération honnête, transparente, d’égal à égal et fondée sur les intérêts des deux peuples.
Les attentes
du Burkina Faso à ce sommet ont traduit cette ambition en objectifs concrets :
renforcer la formation, les transferts de technologies et les capacités
nationales de production. Produire suffisamment pour se nourrir, transformer
les ressources minières sur place et développer les compétences nationales :
telles sont les priorités défendues par le Chef du Gouvernement, dans la mise
en œuvre de la vision du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim
Traoré.
La reconquête
du territoire a également occupé une place importante dans l’entretien. Le Premier
ministre a fait état d’une amélioration significative et continue de la
situation sécuritaire. Il a précisé que le chiffre de plus de 74 % du
territoire consolidé concernait les zones reconquises, sécurisées durablement
et où les populations déplacées avaient pu se réinstaller. Il a aussi souligné
l’apport du partenariat russe à la prise en main des équipements et au
renforcement des capacités des Forces combattantes.
Cette lutte
pour la souveraineté, portée avec le Mali et le Niger au sein de la Confédération
des États du Sahel, comporte également une dimension informationnelle. Le Chef
du Gouvernement a dénoncé les campagnes de désinformation visant les États de
l’AES et plaidé pour des relations internationales fondées sur le respect des
peuples.
À travers cet
entretien, le Premier ministre a porté l’orientation claire de la Révolution
progressiste populaire, notamment dans son volet diplomatique : bâtir des
partenariats qui renforcent les capacités du Burkina Faso, préservent sa
liberté de choix et servent les aspirations de son peuple.
Source : DCRP/Primature
Moustapha Toure
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