Ces
plantes sont nourries à l’aide des déchets issus de la production
Toujours
en première ligne, nos héroïnes s’engagent consciemment et même inconsciemment
dans des pratiques respectueuses de la nature. Ce, à travers le ramassage des
noix de karité et la production du beurre selon des techniques à la fois
traditionnelles et modernes qui ne polluent pas le sol, et le reboisement avec
des essences locales comme le néré, le karité ou encore le caïlcédrat. Avec les
femmes de Siby, les déchets issus de la production sont valorisés. Selon
Filifing Koumaré, commerciale à la Maison du Karité, «les femmes de la
coopérative tiennent toujours compte de l’aspect écologique dans leurs
productions». Elle illustre ses propos par le fait que lors du processus de
fabrication, les eaux usées ne sont pas versées au sol. Elles sont récupérées
pour être mélangées à la boue en vue de renforcer la structure des murs des
maisons en banco. Ce composant terre-effluents issus des résidus de transformation
a pour avantage de consolider les murs pour les rendre plus résistants et
imperméables aux intempéries.
«C’est une
technique traditionnelle ancienne qui protège à la fois nos maisons et
l’environnement. Nos mères adoptaient cette pratique sans même se douter un
instant qu’elles rendaient service à l’écologie. Elles étaient et restent
soucieuses de la protection et du bien-être de la nature qui les fait vivre. Et
nous ne faisons que prendre graine leur exemple», ajoute-t-elle. À la Maison du
Karité, comme dans les champs, cette mentalité écologique est bien ancrée. Les
agricultrices à l’instar de Nastou Koné, sont exemplaires. «Ici, nous
privilégions surtout les déchets comme intrants. C’est ce qu’on appelle
«Sunugun nôgô». Nous savons combien cela aide la terre, alors chacune utilise
ses déchets pour fertiliser le sol», confie-t-elle.
Le
Capitaine Abdoul Salam Fané, chef du service local des Eaux et Forêts de Siby,
confirme les pratiques des femmes interrogées. Il assure sans détour que les femmes
de Siby contribuent fortement à la protection de l’environnement. Cela passe
surtout par le ramassage des noix de karité et la transformation des produits
forestiers non ligneux comme le miel. Selon lui, le ramassage des noix par les
femmes contribue non seulement à l’assainissement du milieu, mais aussi à
l’approvisionnement des localités voisines comme Sanankoroba et Banankoroni.
SOUCIEUSES
DE LA PRÉSERVATION- Le Capitaine Fané va plus loin en confirmant que les
responsables de la dégradation des forêts sont dans la plupart des cas les
hommes, souvent venus d’autres localités. Il estime par contre que les femmes
font le nécessaire pour limiter les dégâts malgré leurs besoins en bois de
chauffe et de charbon.
Conscient
des défis, il salue les projets qui forment les femmes aux pratiques agricoles
plus durables. «Chaque année, nous organisons une journée écologique pour les
sensibiliser à la protection de l’environnement. Les résultats sont fort
heureusement probants. La coopérative des femmes de la Maison du Karité dispose
aujourd’hui d’une parcelle de cinq hectares entièrement dédiée à la
reforestation en karité. C’est une preuve de leur engagement», se réjouit-il.
Et d’ajouter que la consolidation de ces acquis, passe par la formation des
femmes à la transformation des produits forestiers non ligneux comme le miel,
le karité ou le néré.
Sur la
question, le maire de la Commune de Siby, Daouda Kéita, a un avis nuancé. Il
reconnaît que les femmes de Siby sont soucieuses de la préservation de
l’environnement et de la protection des arbres qui les nourrissent. Toutefois,
il dénonce la coupe du bois par certaines femmes. Le maire concède cependant
que ces actes sont motivés par la nécessité, non par la cupidité des gains
pécuniaires.
Pour y remédier, la mairie collabore avec les services forestiers et les associations féminines afin de mener des campagnes de sensibilisation. Il salue la création d’un comité de défense de l’environnement, qui inflige des sanctions financières lourdes allant de 50.000 à 100.000 Fcfa en cas de coupe illégale d’arbres protégés comme le karité ou le néré. «Notre objectif n’est pas seulement de faire de la répression une arme dissuasive, mais d’éduquer et de sensibiliser à la protection de l’environnement. La terre de Siby est notre richesse commune et il incombe à chacun de s’investir à sa protection», conclut-il avec fermeté.
DEMBÉLÉ Siguéta Salimata
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.