Les administrateurs lors des travaux
Cette réunion semestrielle de deux jours vise à échanger sur l’état d’avancement du projet, analyser les obstacles et proposer des solutions adéquates pour une meilleure clôture du projet en décembre. Des échanges porteront également sur des questions relatives au programme de travail et au budget annuel 2026.
Officiellement lancé en janvier 2016 pour un coût total de 70 milliards de Fcfa et un délai d’exécution de cinq ans, le projet multinational Mali-Côte d’Ivoire a bénéficié de quatre prolongations successives. Au 31 décembre 2025, le taux de décaissement était de 82,58%, soit environ 58 milliards de nos francs. Selon le secrétaire général par intérim du ministère des Transports et des Infrastructures, le projet a engrangé des résultats qui ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines et des usagers de la route Zantièbougou - Kolondièba.
Parmi ces réalisations, Cheick Ahmed Tidiani Tall note la construction et le bitumage de cette voie, la construction de cinq plateformes multifonctionnelles et de deux centres multifonctionnels pour les femmes. S’y ajoutent la fourniture et l’installation de cinq localités traversées en système d’installation solaire public ainsi que de la réalisation de dix forages équipés de pompes à motricité humaine.
D’autres activités sont en cours, notamment la construction de 100 km de pistes rurales dans les Cercles de Bougouni et de Kolondièba, l’aménagement de deux gares routières avec aires de stationnement. On note, en plus, l’interconnexion des systèmes informatiques des douanes du Mali et de la Côte d’Ivoire ainsi que la construction d’un poste de contrôle juxtaposé à la frontière à Nigouni.
Le secrétaire général a souligné l’importance stratégique du projet pour le désenclavement des zones de production, la fluidité des échanges commerciaux et le renforcement de l’intégration sous régionale entre les deux pays. «Il s’agit d’un axe vital pour la compétitivité de nos économies et la mobilité des personnes et des biens», a indiqué Cheick Ahmed Tidiani Tall. L’aménagement, conjugué aux mesures de facilitation du transport et du transit, contribuera, selon lui, à la réduction des coûts logistiques, la sécurisation des échanges et l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines.
Au nom des membres du comité de pilotage, Boubacar Oumar Traoré a remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement. Il a, par la même occasion, invité ses collègues à faire preuve de diligence et de consensus afin de parvenir à des résultats profitables pour le pays.
Le directeur général des routes, Cheick Oumar Diallo, a indiqué que le projet est à ce jour réalisé à hauteur de 82,58% et que le délai d’exécution, y compris la prolongation est consommé à plus de 90%. «Beaucoup de résultats atteints, mais il reste encore à réaliser des travaux connexes et surtout la mise en œuvre de la composante facilitation de transport», a-t-il ajouté.
DEMBÉLÉ Siguéta Salimata
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.