Photo de famille des participants après la cérémonie d’ouverture des travaux, hier dans un hôtel de Bamako
L’ouverture des travaux était présidée par le
représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Pr Bakary Cissé, en présence du vice-recteur l’USJPB, Pr Mamadou
Lamine Dembélé, du directeur général du CFCT, Seni Touré, et de l’ambassadeur
d’Allemagne dans notre pays, Dietrich Pohl. était présent aussi le point focal
du Cegla au Mali, Pr Harouna Diallo.
Ce rendez-vous vise à ouvrir un débat de haut
niveau pour analyser les enjeux liés à la faiblesse des ressources financières
dans les collectivités territoriales, surtout dans les états d’Afrique
francophone. Mais aussi produire une série de documents avec des propositions
de solutions adaptées pour une meilleure mobilisation et gestion des ressources
financières locales. Il s’agit aussi de créer un réseau d’acteurs
multisectoriels, capables d’apporter leur pierre à la construction de la décentralisation
financière en Afrique.
Pr Bakary Cissé a souligné que l’organisation
de ce colloque par l’USJPB découle de la volonté d’engager une réflexion sur l’évaluation,
les enjeux, les méthodes et les pratiques du financement du développement
local. «Suite aux réformes de la décentralisation au Mali, depuis trois décennies,
l’état n’est plus le seul acteur du développement ou de la structuration de
l’espace national. Des dispositions légales font intervenir plusieurs acteurs
de façon complémentaire à savoir : collectivités territoriales, opérateurs
économiques et société civile, ayant des rôles, responsabilités et centres
d’intérêts spécifiques», a-t-il fait savoir.
Le représentant du ministre en charge de
l’Enseignement supérieur dira aussi que les différentes réformes institutionnelles,
administratives et financières ont eu pour objectif majeur de promouvoir le développement
des collectivités locales, de rapprocher la base de la prise de décision, selon
une approche participative et de les doter de moyens financiers pour assumer
leurs compétences. Pr Bakary Cissé soulignera également des difficultés liées
au transfert des ressources, à l’information, à la mobilisation, mais aussi au
recouvrement et à la bonne utilisation des ressources internes des collectivités
territoriales, notamment les ressources financières surtout fiscales. à cela
s’ajoute la part importante des ressources financières externes dans le
financement du développement des collectivités territoriales.
«Après plusieurs décennies de mise en œuvre du
processus de décentralisation, le constat est que dans la plupart de nos états,
les collectivités territoriales peinent toujours à assurer efficacement leurs
missions d’impulsion, d’animation et de coordination de programmes et projets
de développement. Or, la viabilité des collectivités territoriales exige
d’elles, des capacités de mobilisation et de gestion efficiente, efficace et
transparente de ressources financières pour le financement de projets de développement
économique et social», a dit le Pr Cissé.
Il
ajoutera que face au défi de la mobilisation des ressources financières, il
s’agira, pour les participants au colloque à travers les différents panels, de
faire l’état des lieux en analysant les différentes ressources locales, d’une
part, d’amener les collectivités à mieux appréhender leurs potentialités, d’évaluer
leurs forces et faiblesses en matière de financement du développement local et
de prendre des mesures appropriées pour collecter le maximum de ressources,
d’autre part.
De son côté, le directeur du CFCT a brièvement présenté sa structure avant de verser quelques réflexions dans le débat. Selon Seni Touré, le thème de la rencontre pose la problématique générale du financement endogène de la décentralisation, avec en toile de fond les défis et enjeux liés à l’optimisation des ressources financières des collectivités territoriales, et surtout à l’utilisation judicieuse de ces ressources en vue de promouvoir un développement national, régional et local cohérent et durable.
Tiedié DOUMBIA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.