Une vue des administrateurs lors de la rencontre
Entre renforcement des capacités, innovations méthodologiques et production d’analyses stratégiques, l’institution entend consolider son rôle dans l’aide à la décision publique. Elle prévoit d’intensifier ses interventions à travers une série d’activités innovantes visant à améliorer l’efficacité des politiques publiques.
L’annonce a été faite à l’occasion de la 7ᵉ session ordinaire de son Conseil d’administration, tenue mercredi dernier dans ses locaux, sous la présidence du représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Sékou Amadou N’Douré, en présence du directeur général du Centre, François Koné.
Au titre de l’année 2026, le CERCAP ambitionne notamment de renforcer les capacités des acteurs de la planification en matière d’analyse de l’efficacité et de l’efficience des politiques publiques. Il prévoit également de conduire une étude sur la mise en place d’un mécanisme permanent de révision et d’évaluation des politiques nationales, en cohérence avec sa mission d’appui à la décision publique. À cet effet, les administrateurs ont examiné, au cours de cette session, plusieurs dossiers majeurs, notamment le compte rendu de la 6ᵉ session, l’état de mise en œuvre des recommandations, le rapport d’activités et d’exécution budgétaire 2025, ainsi que le projet de budget et le programme d’activités pour 2026. Le budget prévisionnel du Centre pour l’exercice 2026 est arrêté à 405,94 millions de Fcfa.
Le directeur général du CERCAP, François Koné, a indiqué que le Centre entend intégrer davantage l’évaluation de l’efficience des politiques et programmes, en complément de l’analyse de leur cohérence. Dans cette dynamique, le Centre prévoit également d’organiser la première édition d’un forum des politiques publiques, destiné à réunir les acteurs étatiques, la société civile et le secteur privé, afin de stimuler le débat et de faire émerger de nouvelles orientations stratégiques. Malgré ces ambitions, le Centre reste confronté à des défis structurels, notamment le manque de ressources financières et humaines. Pour y faire face, le directeur général a annoncé l’élaboration de stratégies de mobilisation de financements et de renforcement des capacités internes.
Représentant le président du Conseil d’administration, Sékou Amadou N’Douré a souligné que la mise en œuvre de la vision «Mali Kura ɲɛtaa sira ka bɛn san 2063 ma», à travers la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), entraînera une augmentation des besoins en analyses pour éclairer l’action publique. Une évolution qu’il considère comme une opportunité pour le CERCAP de consolider sa place dans la réflexion stratégique au service du processus décisionnel. Il a ainsi appelé à l’engagement des administrateurs pour accompagner le Centre dans cette dynamique.
Il a toutefois mis en garde contre certaines fragilités susceptibles d’affecter la pérennité de l’institution, notamment l’insuffisance des ressources financières et humaines, ainsi que des marges d’amélioration dans le fonctionnement institutionnel. D’où la nécessité, selon lui, de renforcer la gouvernance interne, notamment à travers la tenue régulière des sessions statutaires.
En dépit de ces contraintes, le CERCAP a enregistré des résultats jugés appréciables en 2025. La structure a notamment organisé des sessions de formation sur la méthodologie de calcul de l’indice de cohérence des politiques publiques (ICPP) et conduit une étude sur la cohérence des politiques publiques, présentée en Conseil des ministres le 19 mars 2025. Cette étude a donné lieu à des recommandations assorties d’un plan de mise en œuvre sur une période de trois à quatre ans. Par ailleurs, une étude sur la mobilisation des ressources propres est en cours, dans le but de diversifier les sources de financement du Centre.
Makan SISSOKO
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