Plusieurs communautés africaines vivant dans notre pays ont effectué le déplacement
Le Mali a célébré, hier à la Tour de l’Afrique, la Journée
de l’Afrique, commémorée à chaque 25 mai sur le continent. La cérémonie, qui
s’est déroulée sous une pluie fine, était présidée par le ministre des Maliens établis
à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, en présence de
plusieurs membres du gouvernement.
On notait également la présence des
anciens ministres, du représentant spécial du secrétaire général des Nations
unies au Mali et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane. Plusieurs communautés
africaines vivant dans notre pays ont effectué le déplacement.
La Journée de l’Afrique est le jour de la commémoration
annuelle de la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, devenue
Union africaine (UA) en 2002), le 25 mai 1963. La montée des couleurs, qui
était initialement prévue dans le programme de la cérémonie, n’a pas pu être exécutée,
en raison de la pluie. Les officiels ont, tout de même, effectué une marche au
pied de l’imposant monument qui ne passe pas inaperçu à Faladié en Commune VI
du District de Bamako.
Au terme de la cérémonie, le ministre des Maliens établis à
l’extérieur et de l’Intégration africaine a rappelé que l’OUA, qui est l’ancêtre
de l’Union africaine (UA), a été créée à Addis-Abeba (Éthiopie), le 25 mai
1963, par les pères fondateurs. Après les luttes d’indépendance et d’émancipation
des peuples africains, ces dirigeants charismatiques et visionnaires comme
Modibo Keita du Mali, Ahmed Sékou Touré de la Guinée, Kwame Nkrumah du Ghana et
Gamal Abdel Nasser de l’Égypte ont compris qu’il fallait s’unir pour faire face
à l’adversité.
«Donc, aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de victoire après 60 années de combat et de difficultés», a exprimé Alhamdou Ag Ilyène. D’après lui, l’Afrique, qui n’a jamais fait de mal à aucun continent, mais qui a été dominée, colonisée, écrasée et exploitée, se lève et s’unit pour faire face à son avenir.
Pour le ministre Ag Ilyène, le panafricanisme est un idéal
vers lequel «nous allons nous acheminer inexorablement».
Cela prendra le temps
qu’il faudra. Mais, il y a toujours des «doyens» qui sont là et puis les plus
jeunes, qui commencent à reprendre le flambeau de cette lutte, s’est réjoui le
patron du département en charge de l’Intégration africaine. Pour le
moment, dira Alhamdou Ag Ilyène, «nous nous battons pour réussir l’intégration
africaine par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)». Et ce,
pour pouvoir mettre nos économies ensemble, mais aussi pour créer des alliances
économique, sociale, politique et celle en matière de sécurisation de notre
continent, en commençant particulièrement par la lutte contre le terrorisme,
a-t-il expliqué.
Toutefois, a souligné le ministre Ag Ilyène, tout cela se
fera dans le respect des trois principes fondamentaux qui guident l’action
publique dans notre pays. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du
respect du choix des partenariats stratégiques et opérés par notre pays, et de
la primauté des intérêts du peuple malien dans toute décision et tout
engagement que le Mali prendra. Il a donné les assurances du gouvernement que «tout
Africain au Mali est chez lui et comme tout Malien se sent bien partout en
Afrique».
La cérémonie a été agrémentée par des manifestations
folkloriques organisées par les communautés africaines vivant dans notre pays.
Bembablin DOUMBIA
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