La formation a concerné une vingtaine d’agents
La cérémonie était présidée
par le secrétaire général du ministère du Développement rural, l’inspecteur
Mamadou Gakou, en présence du président de la commission développement rural,
de l’environnement, de l’assainissement, de l’eau et de l’énergie du Conseil
national de Transition (CNT), Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune. La directrice
nationale des Eaux et Forêts, Mme Kanouté Fatoumata Koné et le représentant
Wild Foundation au Mali, Nomba Ganamé y ont également pris part.
Le ministre du Développement
rural, Modibo Keïta avait fait le lancement officiel de la session de formation
pratique des formateurs en technique de lutte anti braconnage, le 23 mai
dernier, a rappelé, le secrétaire général du département du Développement
rural. Deux mois après ce parcours téméraire, 15 agents des Eaux et Forêts et
cinq éléments des forces armées ont appris les techniques de lutte contre le
braconnage. «Cette initiative est à
saluer car elle vient à point nommé», a indiqué l’inspecteur Mamadou Gakou, précisant
que le braconnage a pris de l’ampleur au point que cette pratique illégale
menace la survie de certaines faunes. Ainsi, il a exhorté les stagiaires à
mettre au profit toutes nouvelles techniques qu’ils ont apprises partout où
besoin sera.
Il est important de rappeler
que cette formation visait à constituer une équipe pérenne professionnelle,
dynamique, hissée au top niveau et qui soit à même de répliquer la formation en
termes de contenus techniques aux agents forestiers et aux militaires en vue
d’une meilleure protection des pachydermes, a précisé le représentant de Wild
Foundation. «La formation des formateurs en lutte
anti-braconnage est une expérience inédite qui traduit la vision du Mali
d’autonomiser certains agents dans la protection efficace des éléphants du
Gourma contre les braconniers», a poursuivi Nomba Ganamé. Selon lui, après
cette formation, le vivier est disponible et prêt avec de nouvelles et
meilleures techniques pour accomplir les missions qui lui sont assignées.
Dans le cadre de la lutte anti-braconnage,
la direction nationale des Eaux et Forêts en partenariat avec Wild Foundation
et l’état-major des armées a développé une stratégie de protection des éléphants,
basée sur la mise en place d’une brigade mixte, a-t-il expliqué. Et Nomba Ganamé
de préciser que cette brigade mixte de lutte anti-braconnage, composée de
militaires et quelques forestiers, a pour fondement juridique le protocole
tripartite DNF, EMGA/WF qui définit les obligations de chaque partie.
Il a également suggéré que
les récipiendaires soient bien équipés en matériels de dernière génération pour
être efficaces sur le terrain, avant de remercier tous les partenaires
techniques et financiers notamment, la Minusma, l’Union européenne, le
Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Canada et le
Royaume unis pour leur soutien dans la protection des éléphants du Gourma,
ainsi que Chengeta pour son accompagnement dans la formation des
formateurs. «Nous sommes heureux et
satisfaits d’avoir bénéficié de cette formation des formateurs, car durant
cette formation nous avons appris de nouvelles techniques de lutte anti
braconnage», a assuré le stagiaire Lagabé Maïga.
Après ces deux mois d’apprentissage sur les techniques d’instructeurs contre le braconnage, les stagiaires sont en mesure de former d’autres agents sur les connaissances acquises au cours de la session, a-t-il affirmé. Enfin, il a exhorté ses collègues à utiliser à bon escient les nouvelles techniques apprises. Un des temps forts a été la remise symbolique des attestions aux récipiendaires.
Yacouba TRAORE
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