En effet, dans son
communiqué en date du jeudi 16 novembre, la Direction de l’information et des
relations publiques de l’Armée (Dirpa) avait indiqué que les Forces armées
maliennes (FAMa) avaient découvert, lors de leurs opérations de sécurisation,
un charnier à Kidal.
«Les enquêtes seront ouvertes pour traduire les auteurs
devant la justice», avait précisé le service de communication de l’Armée. Eu égard à la gravité des faits révélés et
susceptibles de constituer des infractions présumées d’actes de terrorisme et
de violations des droits humains, notamment de crimes de guerre et de crimes
contre l’humanité, le procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé
en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale
organisée a donc décidé d’ouvrir une enquête, en vue de faire la lumière sur
ces faits, d’identifier et d’interpeller les auteurs, coauteurs et complices
pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Le procureur de la République
promet de tenir informée l’opinion en temps opportun des diligences accomplies
et en appelle à la collaboration de la population afin d’apporter toutes
informations utiles à ses unités en lien avec les autres services compétents de
l’État. Selon la presse, ce charnier aurait été découvert par les FAMa sur un
site minier situé à une dizaine de kilomètre de la ville de Kidal. Cette
information n’a pas été encore confirmée par les autorités. Mais lors de la célébration
de la Journée internationale des droits de l’enfant, lundi dernier au Centre
international de conférences de Bamako (CICB), le Premier ministre Choguel
Kokalla Maïga a relevé qu’au Mali, des gens avaient amené l’insécurité au
Centre pour exploiter des mines d’or au Nord.
Plus grave, selon le chef du
gouvernement, des milliers d’Africains venus sont neutralisés dans ces mines
d’or. «Quand ils finissent de travailler, on les élimine pour amener d’autres pour
qu’il n’y ait pas de témoin. Nous allons faire la lumière sur le charnier découvert
l’autre jour à Kidal», a dit Dr Choguel Kokalla Maïga, prévenant que les
auteurs de ces crimes seront attrapés et remis à la justice.
Souleymane SIDIBE
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