De gauche à droite: Le Pr Doulaye Konaté coordonne ce projet, Le secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale, le général Yamoussa Camara
Disposer
de l’histoire militaire de références écrites sera une grande première et
constituera une étape importante dans le processus de refondation de notre
outil de défense, telle que souhaitée par les autorités de la Transition. C’est
pourquoi, le secrétariat permanent du Conseil de sécurité national (SP/CSN) a
initié ce projet et confié la mission à des historiens qui font autorité dans
leur discipline. Ils sont plus de 20 professeurs et docteurs. Le Pr Doulaye
Konaté, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, coordonne ce projet de rédaction de l’histoire militaire.
Lors de la cérémonie de lancement officiel,
après avoir fait un exposé sur le projet, le coordonnateur s’est réjoui de la
confiance. Selon le Pr Doulaye Konaté, dans l’histoire de notre pays, il est
clair que l’histoire militaire prend une grande place. «Il est plus aisé
d’envisager sa destination quand on sait d’où l’on vient…», a-t-il commenté
pour souligner l’importance de cette initiative. Et d’ajouter qu’il est question
d’écrire sur l’histoire militaire de l’Empire de Wagadou à nos jours ;
l’histoire des Forces armées maliennes (FAMa) sous la courte période de la
Fédération du Mali.
Seront également étudiées les résistances face à la
conquête coloniale. Il y a aussi des thématiques comme la question du genre au
sein des FAMa. Le ministre conseiller du président de la Transition, chargé de
la sécurité, soutiendra que l’exercice consiste à aider les militaires à
revisiter et à mettre en lumière des facettes cachées de notre histoire commune
pour mieux éclairer le sentier qui mènera à la refondation de notre outil de
défense. «Car, ceux qui ne comprennent pas le passé sont condamnés à le
revivre.
L’Armée représente, on ne le répètera jamais assez, un élément
fondateur essentiel de l’État-Nation», a précisé le général de division
Yamoussa Camara. Le secrétaire permanent du Conseil de sécurité nationale a
précisé qu’il s’agit bien de faire une étude scientifique, conforme aux
exigences d’objectivité et de précision de l’évolution de l’institution
militaire. Pas seulement de procéder à un exposé chronologique des faits. «De
tels documents existent déjà dans les états-majors et services. Il s’agit
d’écrire l’histoire militaire et non de faire l’historique de l’institution»,
a-t-il précisé.
En
fait, l’ambition est d’avoir à terme une Armée nationale, reflétant la
diversité sociale de la nation dans le strict respect des dispositions de la
Loi fondamentale qui fait de la défense nationale, un devoir sacré pour tout
citoyen. L’histoire militaire devra aider à l’analyse des transformations du
phénomène de la guerre et contribuer à la préparation des prochains conflits.
«Elle n’aidera certainement pas à gagner des batailles, mais les retours
d’expérience peuvent tout au moins aider à éviter des erreurs
grossières…
L’histoire militaire peut contribuer à renforcer la cohésion interne
des armées, la fraternité dans l’adversité, aiguiser le patriotisme, l’esprit
de sacrifice, la crainte de la honte et du déshonneur, autant de valeurs qui
faisaient la force de nos illustres devanciers», a détaillé le général de
division Yamoussa Camara. Et d’insister qu’on pourrait ainsi s’approprier
la devise «plutôt la mort que la honte» qui constituait le crédo et une valeur
intemporelle des fondateurs des empires et royaumes qui ont jalonné nos
contrées, des combattants de la résistance coloniale, tels que Samory Touré,
Babemba Traoré, El hadj Omar, Koumi Diossé, Firhoum… ou plus près de nous des
officiers comme les capitaines Diby Sylas Diarra, Sékou Traoré et bien d’autres
anonymes.
Bref, le ministre conseiller du chef de l’État a signalé que
l’histoire militaire reste un élément fondamental de l’éducation et de la
formation continue des soldats en vue de la nécessaire refondation de notre
outil de défense. Au-delà du retour d’expérience, l’histoire donnera au citoyen
en uniforme, à chaque niveau de grade ou de responsabilité, une capacité à
réfléchir et à agir dans les circonstances les plus difficiles, dans un métier
où la mort est une hypothèse de travail parmi d’autres. Ainsi, revisiter
l’histoire pourrait servir à rétablir la vérité et à mettre fin à des
allégations savamment entretenues pour salir des concitoyens patriotes.
Oumar DIAKITE
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