Le
plan de montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), en cours
d’exécution, vient d’être consolidé avec l’acquisition de nouveaux appareils
permettant de renforcer le vecteur aérien face à n’importe quel ennemi de notre
pays.
Ainsi,
le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a remis, hier au
pavillon présidentiel de l’aéroport international président Modibo Kéïta Sénou,
de nouveaux drones de type Bayraktar TB2 au chef d’état-major de l’Armée de
l’air, le général Alou Boï Diarra. Ces équipements sont reconnus pour leur
capacité opérationnelle au combat et pour le renseignement.
La
cérémonie s’est tenue en présence du président du Conseil national de
Transition, le colonel Malick Diaw, du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga,
de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Défense et des
Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. Des diplomates des pays
partenaires du Mali ont également assisté à l’évènement.
Notre
pays s’est engagé, depuis trois ans, dans un processus de régénération de ses
capacités de défense pour assurer sa souveraineté, protéger son intégrité
territoriale et préserver son unité. Selon le ministre de la Défense et des
Anciens combattants, les Forces armées maliennes ont été dotées des équipements
les plus sophistiqués, des armements et équipements individuels aux véhicules
de combat terrestre, aux radars de surveillance de l’espace aérien, aux avions
de chasse, aux hélicoptères de combat et de manœuvre, aux drones de
reconnaissance et d’attaque.
Depuis
2023, les Forces de défense et de sécurité possèdent des infrastructures et des
meilleures conditions de vie et de travail. «Pour une utilisation optimale,
vous nous avez donné le plus important, des ressources humaines bien formées et
dotées d’un bon moral. Grâce à tout cela, nous avons obtenu et maintenu le
meilleur carburant pour une armée : la confiance et le soutien de la
nation», a témoigné le colonel Sadio Camara.
L’année dernière, le niveau atteint par l’Armée a permis au Mali d’achever le retrait des forces internationales dont, selon le ministre Camara, l’action inefficace et contreproductive n’avait eu pour effet, sinon pour objectif, que «de maintenir le statu quo d’un État faible dont l’existence est menacée par des groupes armés hybrides utilisant les modes d’action du terrorisme pour servir des intérêts bien masqués».
CONSOLIDER
LA DYNAMIQUE- Après les pressions et les menaces qui n’ont pas eu d’effet sur
la trajectoire, il nous avait été prédit le vide sécuritaire, voire le chaos. Au
contraire, appréciera-t-il, nous avons repris le contrôle de notre territoire,
et nous avons renforcé la stature de notre État, désormais reconnu et respecté
sur la scène internationale. «Nos partenariats stratégiques et notre Alliance
avec les autres États du Sahel confortent notre volonté de continuer sur la
voie de la dignité», a souligné le colonel Sadio Camara.
Cette
année, il s’agira de consolider cette dynamique, et de mobiliser toutes les
énergies de notre peuple pour que le Mali n’ait plus jamais besoin
d’intervention extérieure pour assurer sa sécurité. «C’est le sens de la
décision historique de privilégier une appropriation nationale du processus de
paix au Mali», a précisé le ministre de la Défense et des anciens combattants.
Selon lui, si l’incurie des organisations continentales et sous-régionales a
rendu impossible l’application de solutions africaines aux problèmes africains,
ici, au Mali, tout sera fait désormais pour trouver des solutions maliennes aux
problèmes maliens.
Les
systèmes d’armes puissants et ultramodernes, mis à la disposition de nos
Forces, obéissent à des règles d’engagement strictes. Et les FAMa savent faire
preuve de retenue malgré leur supériorité. «Cette éthique issue de nos valeurs
ancestrales constitue la différence majeure entre nos forces professionnelles
et les hordes de criminels sans foi ni loi que nous combattons», a rappelé le
colonel Camara.
Et de prévenir que «nos partenaires l’ont
compris, et continuent de nous accorder leur confiance et leur soutien». Il a,
à cet effet, remercié la Fédération de Russie, la République populaire de Chine
et la République de Türkiye pour leur coopération loyale et sincère.
Le chef d’état-major de l’Armée de l’air s’est réjoui de la puissance accrue du vecteur aérien de notre pays. Le général Alou Boï Diarra soulignera également la valeur du soldat malien qu’il soit derrière sa mitrailleuse, son kit de déminage ou au volant de son camion.
Oumar DIAKITE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.