La semaine du réserviste est une initiative conjointe du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne et de l’amicale des anciens du Service national des jeunes (SNJ). Elle a pour objectif de promouvoir l’esprit et la culture de civisme, de citoyenneté et de défense de la patrie au sein de la jeunesse. Cette semaine vise à sensibiliser la jeunesse sur l’importance du Service national des jeunes et du rôle des réservistes dans les initiatives de citoyenneté auprès des communautés mais également dans les opérations de protection de la population. Elle sera également marquée par l’organisation d’une grande rencontre des réservistes, le 09 mars prochain au Centre international de conférences de Bamako (CICB).
Il convient de rappeler que la réserve des Forces armées et de sécurité a un statut particulier à travers le décret n°2023-0545/PT-RM du 21 septembre 2023. Selon ce document, la réserve est constituée de personnes appelées réservistes, qui renforcent ou apportent un concours aux Forces armées et de sécurité dans le cadre de la défense et de la sécurité nationale. « Elle va contribuer à raffermir les relations Armée-Nation », signale le texte. Les réservistes sont formés pour renforcer nos hommes en uniforme sur le territoire national ou à l’extérieur pour des besoins de la défense et de la sécurité nationale. Cependant, ces derniers n’appartiennent pas à l’Armée active, selon le décret ci-dessus. Le document ajoute que les réservistes mobilisés sont soumis, pendant leur temps de mobilisation au statut général des militaires et à tout autre texte et règlement régissant les Forces armées et de sécurité. A ce titre, ils sont considérés comme militaires, à titre temporaire.
MOBILISATION- La réserve est constituée d’une réserve stratégique et d’une opérationnelle. La première est un effectif mobilisable pour assurer la défense de la nation. Elle permet d’entretenir l’esprit de défense au sein des forces vives de la nation. La réserve stratégique est constituée des personnels du contingent du Service national des jeunes (SNJ) ayant accompli le service militaire ; des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée ; de ceux admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq ans. S’y ajoutent des volontaires ayant souscrit un engagement et de toute autre personne ayant accompli le service militaire. Pour être admissible dans cette catégorie, il faut être apte à exercer une activité dans la réserve et « ne pas avoir été condamné à une peine afflictive ou infamante définitive ».
Quant à la seconde réserve, elle est dite opérationnelle lorsque la réserve stratégique est mise à la disposition du chef d’état-major des Armées. Les réservistes opérationnels peuvent être utilisés en fonction de leur profil de formation et de leur qualification dans les missions de soutien général ou en cas de catastrophes et de toutes autres crises graves menaçant la sécurité nationale. Sous réserve de mobilisation, l’admission dans cette catégorie se fait directement ou à l’issue d’une préparation militaire. Aussi, sont directement admis les militaires ayant régulièrement démissionné ou ceux qui demeurent légalement maintenus pour la réserve. Mais également, les personnels du contingent du SNJ ayant accompli le service militaire et toute autre personne ayant accompli le service militaire. S’y ajoutent les volontaires à l’issue des préparations opérationnelles. « Au-delà de cinq, après le retrait, l’ancien militaire, qui souhaite servir dans la réserve opérationnelle, souscrit un engagement », précise le décret sus évoqué.
Le réserviste est agréé auprès des Forces armées et de sécurité en raison de ses compétences, de ses expériences ou de son intérêt pour les questions relevant de la sécurité nationale. En outre, les réservistes sont mobilisés par le chef de l’Etat et leurs activités de préparation sont consignées dans la directive interarmées annuelle de préparation opérationnelle de l’état-major général des Armées. La durée des activités de préparation de la réserve stratégique est au maximum de 21 jours ouvrés par an. Toutefois, cette durée peut être prorogée jusqu’à 30 jours ouvrés en cas de nécessité. Quant à la durée des activités de préparation de la réserve opérationnelle, elle ne peut excéder 10 jours ouvrés par an. Cependant, celle-ci peut être prorogée jusqu’à 15 jours ouvrés en cas de nécessité. Le personnel de la réserve stratégique est recruté à un grade des Forces armées et de sécurité en fonction des diplômes détenus et des expériences professionnelles. « Il n’y a pas d’avancement de grade dans la réserve stratégique », précise le document.
S’agissant des conditions de recrutement et d’avancement du personnel de la réserve opérationnelle, ils sont fixés par un arrêté du ministre chargé des Forces armées. La mobilisation est le rappel des réservistes dans les Forces armées et de sécurité en temps de paix, de crise et de guerre. « Le réserviste ne peut se soustraire de la condition de disponibilité en temps de crise ou de guerre », indique le texte. La mobilisation des réservistes peut être générale, partielle ou secrète. Les organes d’administration et de gestion des réservistes sont le ministère en charge des Forces armées, l’état-major général des Armées, les états-majors d’Armée et les directions de service formant corps et la direction des ressources humaines des armées. En effet, l’état-major général des Armées est chargé de veiller à la formation continue et à la mobilisation des réservistes.
Bembablin DOUMBIA
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