Assurément, le train
de la refondation amorce sa vitesse supérieure au regard des actes majeurs posés
durant ces dernières semaines. C’est dans cette dynamique que le Comité indépendant
de suivi-évaluation des ANR vient d’être mis en route au cours d’une cérémonie
présidée hier par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta dans
la salle des banquets du palais de Koulouba.
L’évènement s’est déroulé en présence du président du Conseil national
de Transition, Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des
membres du gouvernement ainsi que des présidents des institutions de la République.
Pour un mandat de cinq ans, le Comité indépendant
de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des ANR, composé
par d’éminentes personnalités, est dirigé par Me Amadou Tiéoulé Diarra. Selon le
coordinateur général dudit Comité,
certes les ANR ont permis de noter l’intérêt philosophique d’un dialogue dont
la mise en œuvre des résultats reste une question technique.
Il ne s’agit de
rien que d’une révolution de nos usages,
de nos coutumes et de nos principes. Indiquant qu’il s’agit soit de renouveler
les structures de la planification de
notre gouvernance, soit de les transformer ou de les modifier.
Me Amadou Tiéoulé
Diarra argumentera qu’il nous faut faire preuve d’esprit d’architecte soit
pour inverser les fondements latino-romains de nos institutions, soit
imaginer les coefficients de juxtaposition ou les coordonnant pour les
besoins de l’universalité.
Pour lui, le Comité de suivi-évaluation des
ANR demeure l’outil qui nous manquait pour se servir à la fois à décrypter ou à
structurer notre société. C’est un outil qui doit être résistant et souple.
Dans son intervention, le président de la Transition précisera que la mission
du Comité sera d’apprécier les progrès réalisés dans la mise en œuvre des
recommandations des ANR.
À cet effet, il devra collecter des informations,
mettre en place et gérer la base des données, suivre les indicateurs de résultats.
Enfin produire et publier des rapports. Pour ce faire, les membres de ladite
structure auront un mandat de cinq ans pour mener à bien la mission confiée à
eux.
Le chef de l’État a invité les membres du Comité à plus d’engagement afin de donner plus
d’espoir à notre peuple dont la résilience aux côtés des autorités de la
Transition mérite une mention particulière. Aussi, il a signalé que la tâche ne
sera pas du tout repos. Pour la simple raison que les membres devront évaluer
sans complaisance les actions qui seront menées par le gouvernement dans le
cadre de la refondation de l’État.
Malgré tout, le chef de l’état a bon espoir
sur le dévouement et l’impartialité des membres du Comité pour la réussite de
la mission. Par ailleurs, le président
Goïta a soutenu que chaque pas que nous franchissons constitue un pas décisif.
Car, porteur de l’idéal commun de changement et de réalisation de notre destin
en tant que peuple qui aspire à sa pleine souveraineté.
C’est pourquoi, insistera-t-il,
nous ne devons jamais renoncer à nos choix stratégiques, aussi longtemps que ceux-ci contribueront à l’amélioration
des conditions de vie de nos populations. Conformément aux recommandations des
ANR et suivant ses instructions, a aussi informé le chef de l’État, le
gouvernement vient d’adopter le Cadre stratégique de la refondation de l’état
et le Plan d’action de la refondation.
Ces documents constituent désormais les références pour l’action
gouvernementale, articulée autour de cinq axes stratégiques en convergence avec le Cadre
stratégique pour la relance économique et le développement. Il prévoit des
actions dans tous les domaines de la vie de notre nation, consignées dans un
chronogramme de réalisation, qui s’étend
sur le court, le moyen et le long termes.
Ces actions, selon le
président Goïta, devraient à terme nous
permettre d’atteindre notre objectif ultime qui est d’assurer une meilleure
gouvernance politique et
institutionnelle. Aussi bien qu’une meilleure gouvernance sécuritaire
et socioéconomique sur fond d’une nouvelle citoyenneté ancrée dans les valeurs
sociétales maliennes, mettant l’accent sur l’intégrité morale et l’engagement
patriotique.
Oumar DIAKITE
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