Le projet va réaliser trois perimètres pastoraux
Les participants ont examiné des
documents relatifs à l'état d'exécution des activités au titre de l'année 2023,
au programme de travail et au budget annuel de 2024 qui se chiffre à 6, 651 milliards
de Fcfa. Ils ont aussi passé en revue l’état d'exécution des recommandations et
le procès-verbal de la session précédente.
La
rencontre a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Élevage et
de la Pêche, Madi Maténé Keïta, en présence du coordonnateur national du
Projet, Mamadou Traoré. Ce dernier a fait remarquer que cette session se tient
à un moment où le Projet a atteint une certaine vitesse de croisière dans la
réalisation des infrastructures pastorales et des aménagements pastoraux.
Il a informé que les activités de 2024
seront articulées principalement sur le suivi des réalisations physiques déjà
faites et de celles qui sont en phase de finalisation. En plus, le Projet va
réaliser trois périmètres pastoraux, démarquer et matérialiser 1.133 km de
pistes de passages d’animaux et faire 55 systèmes hydrauliques pastoraux
améliorés pour le cheptel. Il est aussi prévu la restauration de la piste
Sikasso-Danderesso, qui fait 30 km.
La
mise en place du PDDEPS-Mali vise à contribuer à l’amélioration des productions
animales et des revenus des pasteurs et des agro-pasteurs avec comme seul
dénominateur commun : «Réduire l'insécurité alimentaire dans la région du
Sahel».
En
2023, le Projet a engrangé des résultats importants. Au 30 novembre, le taux
d'exécution des activités programmées est ressorti à 89,13%. Parmi les
activités menées, on peut citer la construction d'un laboratoire de contrôle
des produits animaux, la mise à niveau du laboratoire vétérinaire de Kayes et
de 18 centres de collecte de lait. S’y ajoutent la construction de 08 unités de
production d'aliments concentrés, la réhabilitation de 10 marchés à bétail,
l'extension et l'équipement de la chambre froide ainsi que la réalisation d'un
dispositif de traitement des eaux usées au niveau de l'Abattoir frigorifique de
Sabalibougou.
Faut-il
le rappeler, notre pays dispose d'un des cheptels les plus importants de la
sous-région ouest africaine avec des effectifs estimés à près de 12 millions de
bovins, plus de 50 millions d'ovins et de caprins et plus de 1 million de
camelins. «Ces ressources pastorales constituent la base des productions
animales, occupant ainsi environ 80% de nos populations rurales», a souligné le
secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche.
Cependant,
a-t-il déploré, le sous-secteur de l’élevage est confronté à beaucoup de
contraintes telle que l'insuffisance de moyens et de capacités pour faire face
au caractère cyclique de la pluviométrie et aux effets néfastes du changement
climatique. Madi Maténé Keïta a également mentionné l'insuffisance des points
d'eau, l’obstruction des pistes de passages d'animaux, la faible diffusion des
cultures fourragères et la persistance des maladies infectieuses
transfrontalières.
Face à ces contraintes, le département de tutelle a entrepris plusieurs actions visant à améliorer la productivité et la compétitivité des productions, à accroitre la résilience des systèmes de production face au changement climatique et à faciliter l’accès au financement des acteurs des filières animales. Selon Madi Maténé Keïta, il est plus que nécessaire aujourd'hui, pour accroitre la production et la productivité de ces filières, de développer une approche holistique et intégrée basée sur des systèmes qui combinent adaptation et innovations technologiques.
Anta CISSÉ
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