Depuis
vendredi, la ville de Kita était en ébullition avec la présence massive de ses
ressortissants venus de divers horizons, des représentants des différentes
circonscriptions administratives de la région et des responsables de la
Compagnie pour le développement des textiles (CMDT).
Tous venus pour assister à
la pose de la première pierre d’une usine d’égrenage de coton. La nouvelle
usine sera bâtie sur une superficie de 25 hectares à 3 km du village de
Kokofata, une localité distante de la ville de Kita de 64 km. Coût de
réalisation : 22,4 milliards de Fcfa sur financement propre de la CMDT et
grâce à un prêt de 14 milliards de Fcfa de la Banque de développement du Mali
(BDM-SA).
Le
ministre d’état, ministre de l’Administration territoriale et de la
Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a procédé, hier, à la pose de la
première pierre de l’usine. Un geste accompli sous les yeux admirateurs du
ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, et de celui de l’Industrie et du
Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le président-directeur général de la CMDT,
Nango Dembélé et le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maïga, étaient
également présents.
La Commune de Kokofata, qui occupe une place très importante dans la culture de coton avec une production d’environ 50.000 tonnes par campagne, pourra en augmenter avec la réalisation de cette usine. Si l’on se réfère aux engagements des cotonculteurs de la Commune rurale de Kokofata. Le chef du village de Kokofata, Kossamady Dembélé, s’est réjoui du choix porté sur son village avant d’exhorter les cultivateurs à honorer la confiance placée en eux.
Pour le maire de la Commune, Faboukary Coulibaly, la réalisation de cette infrastructure permettra de consolider le rang qu’occupe Kokofata dans la production de coton au niveau de la Filiale Ouest de la CMDT.
250
emplois directs- La nouvelle usine d’égrenage de coton de Kokofata sera bâtie
sur une superficie de 25 hectares entièrement sécurisée. Elle comprendra un
bâtiment d’égrenage, une centrale de production d’énergie, des ateliers de
maintenance, des magasins (intrants, emballage, lubrifiants et pièces de
rechange), des logements pour les cadres, des aires de stockage de balles de
coton et une infirmerie. Les travaux en génie civil seront réalisés par
l’entreprise malienne «Société DENTAL BTP-sa», et l’entreprise indienne «BAJAJ
STEEL Industries Limited» s’occupera de la fourniture des équipements, le
montage et la mise en route de l’usine.
Tandis qu’un groupement de bureaux
maliens «BICATEX-CAUREX» va assurer les études architecturales et techniques,
le contrôle et la surveillance des travaux. Le délai d’exécution des travaux
est de 18 mois. Le gouverneur de la Région de Kita est apparu heureux. Daouda
Maïga a souligné que la réalisation de l’infrastructure industrielle permettra
de doubler la capacité d’égrenage dans la Filiale Ouest qui passera de 45.000 à
90.000 tonnes, soit 350 tonnes supplémentaires par jour. Son
opérationnalisation va contribuer à l’essor de la production dans la zone et
réduira considérablement la facture de transport du coton graine et de la
fibre. «Cette usine d’égrenage de coton créera 250 emplois directs et 1.000
emplois indirects.
C’est une vieille
aspiration des populations qui vient d’être prise en compte», a-t-il
déclaré, avant de féliciter le président de la Transition, le colonel Assimi
Goïta, pour les projets réalisés ou en cours de réalisation à Kita. Le ministre
de l’Agriculture exprimera sa gratitude à l’ensemble des acteurs de la filière
coton de notre pays pour des mesures d’accompagnement prises, subséquemment à
la crise en 2022. Il a cité, entre autres, l’augmentation du prix d’achat du
kilo de coton graine, le maintien de la subvention des intrants agricoles.
Le ministre d’état Abdoulaye Maïga soulignera
aussi que ce projet entre dans la vision du chef de l’état, à savoir la
réalisation des «3D» : la défense, la diplomatie et le développement. C’est
pourquoi, a rappelé le colonel Abdoulaye Maïga, il y a sept mois, le ministre
de la Défense et des Anciens combattants a procédé, à Founia, dans la Région de
Kita, à la pose de la première d’un camp militaire. «Kita n’est ni le point de
départ, ni la dernière région qui connaitra la matérialisation de ces “3D”», a
promis le ministre d’État.
Envoyé spécial
Oumar DIAKITE
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