Détenteur d’un certificat d’études primaires obtenu en 1956, Mohomodou Ibrahim Touré entame sa carrière comme téléphoniste à la poste de Gao de 1959 à 1962 avant d’être recruté par la Direction nationale de la météo comme chef secteur radio de Tessalit de 1964 à 1966. «J’ai passé deux ans à la radio et à chaque 15 minutes, je donnais la situation de la météo pour Bamako. La zone de Tessalit est l’une des localités les plus importantes pour la Direction nationale de la météo», se souvient l’octogénaire, ajoutant que la radio lui a permis de faire connaissance avec de célèbres militaires comme le capitaine Dibi Silas Diarra.
«Quand j’occupais le poste de chef secteur radio de Tessalit, j’avais 23 ans et j’étais très motivé. Les militaires surveillaient la radio et ils étaient tous dans un petit camp», explique-t-il. Le certificat d’études primaires a permis à Mohomodou Ibrahim Touré de poursuivre des formations dans le corps des douanes. Il a ainsi obtenu un diplôme de formation professionnelle des préposés des douanes en 1966, un diplôme du concours des agents de constatation des douanes en 1975 et un diplôme du concours des contrôleurs des douanes en 1981.
Avec ses diplômes, Mohomodou Ibrahim Touré a servi comme chef de bureau des douanes à Mahina, Badogo, Gao, Anderanboucane et Labbezanga de 1967 à 1989. Il a occupé le même poste à Ségou de 1989 à 1994 et à Labbezanga (1994 à 1995). De 1995 à 1996, il était en service à Tombouctou où il a fait valoir ses droits à la retraite.
Actuellement, Mohomodou Ibrahim dit Arougaya est le patriarche des Arma de Gao. Son intronisation a eu lieu, le 6 novembre 2010. Il est aussi le chef de quartier de Gadèye et il est médaillé d’honneur de l’administration du territoire. L’octogénaire pense que le 22 Septembre, date de la célébration de l’indépendance du Mali, est l’une des plus grandes fêtes du pays. «J’ai célébré l’indépendance pour la première fois en 1963.
À cette époque, mes camarades et moi étions encore jeunes. Nous étions habillés en chemise blanche et pantalon noir. Et nous défilions à travers les quartiers durant plusieurs jours. C’était extraordinaire. Après le défilé officiel, on se retrouvait en famille pour continuer la fête en préparant à manger et à siroter du thé. Tout le monde était enthousiaste», se soutient-il.
Cependant, le doyen estime que les festivités du 22 Septembre de leur époque et celles d’aujourd’hui sont très différentes par le fait que de nos jours, les gens s’y intéressent peu. Pour lui, la population laisse croire que c’est une fête des militaires alors qu’avant, c’est tout le peuple qui avait le cœur à la fête. «Ce n’est pas une fête pour la seule armée», insiste l’octogénaire. Il souhaite que les Maliens se réconcilient afin que les festivités du 22 Septembre puissent se dérouler sur l’ensemble du territoire national et avec la participation de tous les fils du pays. Il se dit optimiste pour le retour définitif de la paix au Mali.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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