Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les flammes ont en revanche ravagé une partie importante des installations commerciales de ce lieu névralgique de la capitale régionale, causant d’énormes pertes matérielles pour les acteurs de la filière pêche. Des dizaines de magasins de stockage de poissons, des boutiques de vente de filets et de matériels de pêche, ainsi que des kiosques de divers produits, sont partis en fumée.
Pour constater de visu l’ampleur des dégâts, le gouverneur de la Région de Mopti, le Général de brigade Daouda Dembélé, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu sur les lieux le mercredi 22 avril dans la matinée. Après avoir parcouru la zone calcinée, le chef de l’exécutif régional a exprimé aux victimes le message de solidarité et de profonde compassion des autorités du pays.
«Nous sommes venus apporter le réconfort de l’État à nos concitoyens qui ont tout perdu en quelques instants», a-t-il déclaré face aux commerçants et pêcheurs éprouvés, en présence des responsables de la Chambre de commerce et des faîtières de la filière poisson.
Prônant une prise de conscience collective pour renforcer la sécurité du site, le gouverneur a, à l’issue de sa visite, convoqué une réunion d’urgence avec les différents acteurs. L’identification des causes du sinistre et la définition de stratégies pérennes pour prévenir de tels drames ont constitué l’essentiel des échanges.
Au cours de la rencontre, l’accent a été mis sur le respect des mesures de sécurité, notamment les normes de prévention incendie, la gestion de l’espace, en particulier le désencombrement des voies d’accès souvent obstruées, ainsi que la sensibilisation, voire l’interdiction formelle des installations et branchements électriques anarchiques et du stockage de produits inflammables.
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.
Face aux crises à répétition, les entreprises maliennes doivent constamment se réinventer pour préserver leur activité et leur compétitivité. Maîtrise des charges, diversification, innovation et accès au financement deviennent ainsi les clés de leur résilience.