Les travaux ont été entièrement financés sur le budget national
Cette infrastructure sanitaire qui apportera une réelle bouffée d’oxygène dans la prise en charge des blessés militaires et civils est la concrétisation engagements des autorités à offrir des soins de qualité aux populations et aux forces combattantes. Initié en 2019 par le gouvernement d’alors, ce vaste chantier, entièrement financée sur le budget national, visait à doter l'établissement d'un service des urgences, d'un service d'imagerie médicale, d'un service d'hospitalisation et d'un plateau opératoire avec stérilisation digne de ce nom. Le chantier de rénovation a connu des difficultés opérationnelles majeures qui en ont retardé son achèvement. Plutôt que de laisser ce projet s’enliser, les autorités de la Transition ont donné des orientations claires et fermes pour en assurer la relance diligente, l’équipement complet et la réalisation des ouvrages connexes, transformant ainsi une infrastructure longtemps restée en suspens en un centre pleinement opérationnel.
En exécution des orientations présidentielles, le ministère de la Santé et du Développement social, en lien avec la Direction centrale des services de santé des armées, a engagé une véritable mise à niveau de l’infrastructure. De ce fait, un appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) a été installé, ainsi qu’une centrale de production d’oxygène dotée d’un booster, capable non seulement de couvrir les besoins de la polyclinique, mais aussi d’approvisionner d’autres sites en cas de nécessité. Cette unité dispose aussi d’un scanner, d’un appareil de radiographie télécommandée et d’un appareil de mammographie. Les blocs opératoires et le service de réanimation ont été dotés d’équipements complémentaires. Un troisième bloc opératoire, capable d’assurer un traitement d’air adapté, a été achevé. L’établissement a aussi un service de stérilisation moderne et un laboratoire entièrement rééquipé.
UN VISAGE D’ÉTABLISSEMENT MODERNE-Au-delà du plateau technique de pointe, c’est tout l’écosystème du centre qui a été repensé. Une morgue a été construite et équipée, un poste de sécurité érigé, un château d’eau de 20 m³ installé pour garantir l’autonomie du site, ainsi qu'un transformateur mis en place pour sécuriser son alimentation électrique. Les travaux de peinture et l’aménagement des espaces extérieurs donnent désormais à la polyclinique le visage d’un établissement moderne, tandis qu'une administration plus performante pour la gestion du centre est d’ores et déjà annoncée pour un avenir proche.
On mesure, à l’aune de ces rénovations, ce que signifie concrètement l’engagement direct des autorités en faveur de l’amélioration de l’offre de soins. Il ne s’agit pas d’un effet d’annonce, mais d’une accumulation méthodique de réalisations techniques pensées pour répondre aux standards internationaux de qualité et de sécurité. C’est bien la vision d’un centre d’excellence pour la prise en charge des blessés de guerre qui se matérialise à Kati, au bénéfice conjoint des populations civiles et des Forces armées et de sécurité, en première ligne dans la lutte pour la stabilité et la souveraineté du pays.
À l’heure où la Transition malienne affirme sa volonté de bâtir un «Mali Kura» souverain et résilient, la Polyclinique des Armées de Kati offre une illustration concrète de ce que peut signifier la souveraineté quand elle se traduit en briques, en équipements et en soins effectivement dispensés. Un hôpital qui soigne mieux, plus vite et dans de meilleures conditions n’est pas un symbole abstrait. C’est une promesse tenue envers chaque soldat blessé, chaque famille et chaque agent de santé qui exerçait jusqu'alors dans des conditions précaires. C’est la meilleure manière de juger une gouvernance, non pas aux discours qu’elle prononce, mais aux chantiers qu’elle achève.
Souleymane SIDIBE
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