L’ouverture des travaux était présidée
par le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, en présence du
représentant du Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité, Genèse
(Dcaf-Mali), Oswald Padonou, et des représentants des organisations de la
société civile.
Pour rappel, un atelier
d’échanges sur le rôle des légitimités traditionnelles dans la prévention des
conflits locaux s’est tenu, du 09 au 11 mars dernier, grâce au soutien
financier intégral du Dcaf-Mali, à travers son projet de gouvernance du secteur
de la sécurité au Sahel, financé par le Royaume de Danemark.
Au terme de la
rencontre de mars, les participants ont formulé des recommandations, notamment
la création d’un cadre de concertation et d’échanges entre le Médiateur de la
République et les légitimités traditionnelles incluant les autres acteurs de
prévention et de gestion des conflits (autorités administratives et politique,
organisations de la société civile). Il s’agit également d’amorcer
l’articulation entre la médiation institutionnelle et la médiation
traditionnelle en prenant en compte les principes de bonne gouvernance, l’état
de droit, la citoyenneté et le civisme dans une optique de refondation.
S’y ajoutent le renforcement du rôle des
légitimités traditionnelles dans la prévention et la gestion des conflits
locaux, celui de la confiance entre les Forces de défense et de sécurité et les
populations d’une part, et d’autre part, entre l’administration et les
populations dans les zones ayant fait l’objet d’occupation. Pour le médiateur
de la République, les résultats probants dudit atelier ont favorisé la
signature d’une convention de collaboration, en juillet dernier, entre son
institution et le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement
du Mali (Recotrade), qui joue, selon elle, un rôle actif de médiation et de
conseil auprès des populations.
Il y a lieu également de relever que la
collaboration concertée entre les délégués territoriaux du Médiateur et les
légitimités traditionnelles de médiation au niveau local a permis de résoudre
avec satisfaction certains conflits communautaires. Ainsi, a indiqué Mme Sanogo
Aminata Mallé, cette synergie d’actions entre ces différents acteurs,
« symbole de la médiation de proximité», a permis d’accroitre, de manière
significative, le nombre de réclamations et d’interpellations enregistrées par
les services de l’institution.
Le Médiateur de la République a, par ailleurs, exhorté les participants à s’approprier lesdites recommandations afin de permettre aux légitimités traditionnelles de jouer pleinement leur rôle dans la prévention des conflits locaux et contribuer ainsi à l’apaisement du climat social. La rencontre prend fin aujourd’hui.
Bembablin DOUMBIA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.