Les motifs du rabat, a rappelé le président de la chambre criminelle, Samba Tamboura, étaient de permettre de recueillir d’amples informations en procédant à l’audition du contrôleur général des Services publics sur les montants alloués aux contrats incriminés en plus d'écrire à la société sud-africaine Paramount, afin qu’elle fournisse un état détaillé des éléments discutés dans le cadre des contrats en question.
Dans son feedback relatif à ces deux démarches, le président de la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière a déclaré que Paramount n'a pas réagi à la correspondance envoyée par le tribunal. Pour ce qui est de l'audition du contrôleur général des services publics, Samba Tamboura a remis aux avocats de la défense le procès-verbal de leur entretien en plus d’autres documents relatifs à la correspondance envoyée à Paramount.
En réaction à ces documents reçus, les avocats ont déclaré avoir relevé des vices de forme. C'est ainsi que Me Mamadou Bodo Diallo a laissé entendre qu'il a été «scandalisé» de constater que l’expéditeur de la correspondance envoyée à Paramount est le président de la Cour suprême, Bamassa Sissoko, et non celui de la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière qui juge les affaires dont il est question. D’après l’avocat de Moustapha Drabo, la non-réaction de la société sud-africaine n’est guère surprenante dans la mesure où elle n’a aucun lien juridique avec la Cour suprême du Mali. Selon lui, une approche par la voie diplomatique aurait beaucoup plus facilité la démarche.
Se montrant méticuleux, les avocats de la défense ont vivement commenté et dénoncé l’approche adoptée par le tribunal. Ils ont, par ailleurs, indiqué que, conformément à la loi, les documents qu’ils ont reçus sur place à la barre devront leur être remis au greffe. C’est à la suite de ces échanges que le président de la chambre criminelle a suspendu l’audience pour environ 2 heures. À la reprise, il a renvoyé l’audience au mercredi 25 mars. Le temps, dit-il, de permettre aux avocats de la défense de passer retirer au greffe, de façon officielle, les nouvelles pièces versées aux dossiers.
Auparavant, les avocats des Généraux Bemba Moussa Kéïta, Souleymane Bamba, Moustapha Drabo et du Colonel Abdoul Wahab Touré avaient réclamé la liberté provisoire pour leurs clients, justifiant que le délai de la détention préventive de ces derniers est largement épuisé. Cette requête a été rejetée par la chambre criminelle qui l’a qualifiée de «mal justifiée».
Toutefois, les conditions de l’exécution de l’ordonnance de prise de corps ont été allégées. C’est ainsi que le président Samba Tamboura a indiqué que les accusés concernés par cette ordonnance, doivent désormais se présenter à l’école de la Gendarmerie à chaque jour d’audience à 6 heures du matin (au lieu de la veille de l’audience) pour ensuite être conduits dans la salle d’audience et de disposer à la fin de la journée.
Alassane Cissouma
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