Une vue du présidium lors des travaux
Ces informations ont été données hier, dans un hôtel de la
place, lors de la cérémonie de lancement du Projet. C’était sous la présidence
du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, en présence de son
collègue de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable,
Mme Doumbia Mariam Tangara. Ce Programme africain vient renforcer le secteur de
l’énergie dans notre pays. Il se présente comme une réponse ambitieuse aux
défis existants. En effet, il travaillera à accroître l’accès à une énergie
propre, abordable et fiable dans les zones rurales, en améliorant la viabilité
financière et en promouvant l’augmentation des investissements commerciaux dans
les mini-réseaux d’énergies renouvelables.
Selon le ministre Boubacar Diané,
l’électrification reste un défi majeur, en particulier en milieu rural où moins
de 30% des populations ont accès à l’électricité. Ainsi, dira-t-il, la
réalisation du Programme permettra la mise en service directe d’au moins 309
kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures
de capacité de stockage sur batteries. Et une réduction des émissions de gaz à
effet de serre (GES) sur la durée de vie des activités du Projet, estimée à
16.929 tonnes. «Le nombre de bénéficiaires directs est estimé à 8.665
personnes, dont 50% de femmes, grâce à 1.752 nouveaux raccordements aux
mini-réseaux», a-t-il détaillé.
La ministre chargée l’Environnement a indiqué que
le Projet fera face aux défis environnementaux à travers l’initiative de la
«Grande Muraille Verte», qui concerne onze pays sahéliens dont le Mali. Selon
elle, les objectifs du Projet cadrent
parfaitement avec la stratégie GMV de notre pays, alignée sur le Plan d’investissement
prioritaire décennal (PIPD 2021-2030). Partenaire financier du projet, le
Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), représenté par Roland
Séri, a réaffirmé l’appui de son institution.
Pour sa part, le représentant de
l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies (ANERB),
Paulin Diarra, a noté que l’accès à l’électricité constitue un levier important
pour la réduction de la pauvreté, en particulier pour les femmes et les jeunes
ruraux, principalement actifs dans les chaînes de valeur agricoles. «Il est
important d’améliorer ce facteur en promouvant l’électrification rurale à
travers les mini-réseaux d’énergie renouvelable», a-t-il indiqué.
Pour la réussite du Programme au Mali, des activités seront exécutées par la Direction nationale de l’énergie (DNE), l’Agence malienne de développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (Amader), et l’Agence nationale de la Grande muraille verte (ANGMV). Un Comité de pilotage est également prévu pour une meilleure orientation et supervision des activités. Les résultats contribueront à bâtir un écosystème plus propice au développement et à la mise à l’échelle des mini-réseaux d’énergie renouvelable, grâce à une synergie d’action.
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