Le coût total des réalisations se chiffre à plus de 2 milliards de Fcfa financés par l’Norad
C’était sous la présidence du secrétaire général par intérim du ministère de l’Éducation nationale, Augustin Poudiougo. Le chef du projet, Bruno K. Fombi, a présenté les réalisations du programme dans les Régions de Ségou et Tombouctou de juin 2024 à novembre 2025. Dans le volet éducation, le projet a formé 171 enseignants, 21 conseillers des Centres d’animation pédagogique (CAP), des Académies d’enseignement, mais aussi 192 membres des organisations de la société civile et 140 membres des comités de gestion scolaire (CGS), ainsi que des associations des parents d’élèves (APE) et des associations des mères d’élèves (AME).
Le projet a aussi inscrit 318 adultes dans les centres d’alphabétisation, construit et réhabilité 39 salles de classes dont 24 dans le Cercle de Gourma-Rhaouss et 14 dans le Cercle de Ségou. Il a également construit et réhabilité 34 latrines, distribué 14.732 kits scolaires aux élève et 7.199 matériels didactiques à ses écoles partenaires.
Dans le domaine de la protection humaine, Aspire a établi et distribué 113 extraits de naissance aux élèves vulnérables, distribué 387 kits de dignité à autant d’élèves, formé 135 enseignants sur la sécurité et la sureté en milieu scolaire et sensibilisé 124 membres de comité de protection sur les violences basées sur le genre (VBG). La liste est loin d’être exhaustive
Le cout total de ces réalisations se chiffre à plus de 2 milliards de Fcfa, financé par l’Agence norvégienne pour la coopération au développement (Norad). Annonçant que le projet investit 2 millions de Fcfa à des enseignants volontaires, le directeur du projet a plaidé pour l’accompagnement de l’État dans la prise en charge de ces pédagogues.
Le directeur de l’Adra-Mali, Dido Fabrice Kouassi a précisé que son agence est une organisation humanitaire mondiale composée de 122 états dont le Mali. Les différents bureaux de soutien et d’exécution installés dans ces pays ont pour devise «justice, compassion et amour». L’Adra collabore avec les personnes pauvres et en détresse pour leur créer un climat positif, juste pour le renforcement d’un partenariat et pour une action responsable sans distinction ethnique et religieuse.
Au Mali, elle intervient dans l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance durables et la gestion des urgences, a-t-il assuré. Le secrétaire général par intérim lui rappellera que l’éducation demeure le socle du développement, un levier décisif et capital pour la cohésion sociale, la croissance économique, la stabilité et la paix sociale au Mali.
Cependant, la qualité de l’apprentissage, l’équité d’accès à l’instruction, la pertinence des programmes, la formation des enseignants, le nombre insuffisant des infrastructures de qualité, le financement solide pour faire face aux contraintes financières et la sécurisation du pays dans son intégralité sont des défis importants à relever en éducation, pense Augustin Poudiougo. Et de renchérir : «Notre engagement reste ferme et collectif. La collaboration, l’expertise et le soutien de l’Adra-Mali constituent un pilier essentiel de la dynamique de soutien au système éducatif malien».
Il est bon de préciser que le projet Aspire vise à améliorer l’accès, la rétention, l’assiduité, la santé et le bien-être des élèves dans des environnements sûrs et inclusifs, à renforcer la qualité et le bien-être des enseignants, les systèmes de la société civile et du gouvernement en vue d’une éducation inclusive de qualité et d’un développement durable.
Le projet implique 7 pays : éthiopie, Mali, Niger, Myanmar, (Birmanie), Somalie, Soudan du Sud, et Ouganda. Au Mali, il intervient dans 39 écoles et communautés dont 24 dans les Communes de Soignébougou, Sakoîba, Saminé et Pelengana dans le Cercle de Ségou et 15 dans les Communes de Gourma-Rharous et Banikane (Tombouctou).
Sidi WAGUE
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