À
cette occasion, le Mali devra fournir les informations nécessaires sur les
dispositifs mis en place en vue de mettre en œuvre les recommandations
formulées lors du précédent Examen en 2018, tout en signalant les évolutions
enregistrées, de façon générale, dans le domaine des droits de l’Homme. C’est
pourquoi le ministère de la Justice et des droits de l’Homme a organisé, hier,
dans un hôtel de Bamako, l’atelier d’appropriation du processus de l’examen
périodique universel 2023 du Mali.
Cette
activité entre dans le cadre de l’élaboration du rapport national relatif à la
promotion des droits de l’Homme au Mali. La cérémonie d’ouverture était
présidée par le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des
Sceaux, Mahamadou Kassogué. C’était en présence du président de la
Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, de la
représentante du Haut-commissariat de la division des Droits de l’Homme de la
Minusma, Karina Cissé et d’autres invités.
Cette
rencontre a pour objectif d’expliquer, aux acteurs étatiques et non étatiques,
l’Examen périodique universel : sa définition, son processus et ses enjeux pour
le Mali. Elle permettra donc de renforcer les capacités de l’ensemble des
participants et favorisera une meilleure synthèse des données devant alimenter
le rapport national du Mali en vue d’une meilleure participation de notre pays
à l’Epu 2023, prévu à Genève.
Dans
son discours, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a fait savoir
que l’Epu auquel doit se soumettre notre pays engage un processus d’intérêt
national pour lequel l’ensemble des départements ministériels doit contribuer.
Pour lui, l’élaboration du rapport national, qui se doit d’être inclusive et
participative, implique des interactions soutenues des différents acteurs
étatiques et non étatiques concernés et nous impose d’agir, dans les meilleurs
délais possibles.
Cela,
afin de pouvoir respecter l’échéance du 06 février 2023, date à laquelle le
rapport national doit être impérativement déposé. Et Mahamadou Kassogué de
préciser que l’examen du Mali devra avoir lieu à l’occasion de la 43è session
du groupe de travail sur l’Epu prévue pour avril-mai 2023. Il importe de mettre
en exergue les efforts et progrès faits par notre pays, dans le sens de
l’institution des mécanismes pour la garantie du respect des droits de l’Homme,
mais aussi dans le cadre de leur promotion et de leur protection.
Pour
le Garde des Sceaux, cet Epu auquel le Mali doit se soumettre en 2023,
démontre, une fois de plus, la démarche transparente et volontariste des
autorités de la Transition en ce qui concerne la question des droits de l’Homme
dans notre pays.
De
son côté, Aguibou Bouaré a indiqué que l’Epu est un exercice très important qui
concerne l’ensemble des états-membres de la Charte des Nations unies. Il s’agit
d’une sorte d’évaluation par les états-pairs qui demandent au pays où il en est
par rapport à la question de promotion et de protection des droits de l’Homme.
Selon le président de la CNDH, ces questions relèvent également des engagements
qui sont souscrits par le pays en toute souveraineté et en toute
indépendance.
Pour
sa part, Karina Cissé a salué l’engagement des acteurs étatiques et tous les
efforts qui sont accomplis pour arriver à la réalisation des droits de l’Homme.
Avant de rassurer que la division des droits de l’Homme de la Minusma s’engage
naturellement d’accompagner le Mali dans
ce processus.
Cet atelier sera suivi d’un autre pour la synthèse de l’ensemble des données qui seront collectées en vue de faire le point de la mise en œuvre des 54 recommandations que le Mali a acceptées de mettre œuvre, à l’issue de l’Epu de 2018.
Souleymane SIDIBE
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