Les membres du Comité de pilotage (niveau ministériel), hier au ministère en charge des Affaires étrangères
Après
la première phase du plan de retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée
des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui a vu notamment
la rétrocession à l’Armée malienne des camps de Ménaka, d’Ogossagou (Région de
Bandiagara), de Ber et de Goundam dans la Région de Tombouctou, cap désormais sur
la seconde partie de ce processus, qui prend fin au 31 décembre prochain.
Cette
question était principalement, hier, au centre des échanges entre les membres
du Comité de pilotage (niveau ministériel) chargé de la mise en œuvre de la
résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies, au ministère des
Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
L’objet
essentiel de cette réunion interministérielle était de faire le bilan de la
première phase du processus, de pouvoir apprécier les résultats qui ont été
atteints, mais aussi d’identifier les difficultés et de dégager les
perspectives. Sur ce dernier registre, il s’agissait précisément de regarder
ensemble comment passer à la seconde phase du retrait qui verra aussi le Mali
prendre possession des camps restants d’ici la fin du mois de décembre
prochain.
«Nous
avons reçu les rapports de nos équipes d’experts par rapport au bilan de cette
première phase dont nous pouvons nous féliciter des résultats qui étaient fixés
au début», a exprimé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, Abdoulaye Diop, au terme de la rencontre.
Le premier point de cette phase concernait surtout le transfert des camps, qui s’est effectué sans grandes difficultés malgré quelques incidents autour du camp de Ber dans la Région de Tombouctou. «Mais dans l’ensemble, le processus s’est bien passé. Les Forces de défense et de sécurité se sont montrées à la hauteur et ont pris possession de ces camps pour pouvoir continuer à jouer leur rôle régalien de protection des personnes et des biens», a félicité le patron de la diplomatie malienne.
ATTENUER
L’IMPACT- Dans cette première phase, qui a pris fin au mois d’août dernier, il
y a eu également des rotations de contingents militaires et civils. Le ministre
Diop a signalé à ce propos que cet aspect est aussi à un niveau appréciable.
«Nous avons pu constater des avancées sur ce point, y compris la sortie du
personnel international civil, qui travaillait au niveau de la Minusma», a-t-il
déclaré. à ce sujet, le patron du département en charge des Affaires étrangères
dira que l’un des éléments essentiels était la mise en place par le
gouvernement d’une stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique.
Ce,
afin de pouvoir aider nos compatriotes dans des localités qui sont concernées.
« Il y a un consultant qui a été recruté et une stratégie en cours
d’élaboration. Les ministres ont pris possession de cette stratégie et examiné
et entériné les termes de référence», a expliqué Abdoulaye Diop.
Le ministre a
en outre annoncé qu’une délégation ministérielle va se déplacer sur les zones
d’opération de la Minusma pour pouvoir rencontrer tous les acteurs, y compris
les personnes qui travaillaient avec cette mission. Cela, pour pouvoir les
sensibiliser, les écouter et prendre en charge leurs préoccupations dans le
cadre de cette stratégie dont le gouvernement attend avec intérêt la mise en
œuvre. Mais aussi le plan d’actions qui sera pris en charge dans ce cadre.
Lequel ne va pas seulement regarder la question de l’emploi des personnes qui
travaillaient pour la Mission onusienne, il s’intéressera également à toutes
les opportunités qui peuvent être créées. Et ce, afin de venir en soutien à ces
localités, aux citoyens, aux entreprises et autres qui sont affectés du fait de
retrait de la Minusma, a détaillé le patron de la diplomatie malienne.
La
réunion interministérielle a également examiné un projet d’accord qui doit être
conclu entre le gouvernement et la
Minusma. Le ministre Diop a précisé que c’est un accord cadre qui doit
gouverner tout le processus de transfert des camps, des matériels et des sites.
Notant des avancées dans le processus, le gouvernement a affiché sa volonté de
continuer le travail et le dialogue avec ses collègues de la mission des
Nations unies pour le bon déroulement du retrait.
Pour rappel, dès le lendemain de l’adoption de la résolution 2690, le gouvernement a mis en place le Comité de pilotage pour pouvoir prendre les décisions et superviser l’ensemble de ce processus.
Bembablin DOUMBIA
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