À quelques semaines de la rétrocession du camp
de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la
stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal aux Forces armées maliennes (FAMa), la
tension monte d’un cran. Les accrochages meurtriers entre l’Armée et les
Groupes armés terroristes (GAT) se multiplient dans la localité d’Anéfis située
à quelques encablures de la capitale de l’Adrar des Iforas.
En effet, lundi dernier, les FAMa ont, dans un
communiqué, indiqué avoir mené des frappes aériennes, aux environs de 14
heures, sur un regroupement de groupes armés terroristes dans le secteur d’Anéfis.
Ces individus hors-la-loi, auteurs de plusieurs exactions contre les
populations civiles et d’attaques contre nos forces, étaient en préparation
d’attaques contre des positions FAMa, selon la même source qui a relevé que
plusieurs combattants terroristes et 4 pick-up ont été neutralisés lors de ces
frappes.
Hier, l’Armée a signalé que dans la poursuite
de la reconnaissance offensive dans le secteur d’Anéfis, des frappes aériennes
ont été menées, aux environs de 8 heures, contre des colonnes de véhicules des
groupes armés terroristes observées à 12 km d’une forêt non loin d’Anefis.
Selon des renseignements précis, ces groupes étaient en train de planifier des
attaques contre des populations civiles et des postes contrôlés par les Forces
armées maliennes.
Par ailleurs, sur la base de renseignements,
les FAMa ont indiqué avoir neutralisé, ce mardi aux environs de 9h45, à 14 km
au Nord-Est de Niafunké (Région de Tombouctou), Adou Diallo, un influent
terroriste activement recherché. L’intéressé, selon la même source, est impliqué
dans le tir d’obus contre le camp de la Garde à Tombouctou, le 18 août dernier.
«Il y a eu des échanges de tirs au cours de sa poursuite, puis on l’a neutralisé.
Un Pistolet mitrailleur (PM), un poste radio et des munitions ont été récupérés
sur lui», a détaillé l’Armée.
Les populations s’interrogent sur ce regain de tension dans les Régions du Nord au moment où la Mission onusienne au Mali est en train de lever le camp après dix ans de présence, avec un bilan très mitigé en ce qui concerne la protection des populations maliennes contre la barbarie des groupes terroristes.
Tout a commencé, il y a quelques jours, avec
la rétrocession du camp de la Minusma à Ber (Région de Tombouctou) aux Forces
armées maliennes.
N’ayant pas pu empêcher les FAMa de prendre possession de ce
camp, les groupes armés terroristes qui ont perdu plusieurs éléments lors des
accrochages, ont décidé d’imposer le blocus sur la ville de Tombouctou avec le
dessein de faire souffrir les populations. Le trafic sur les principales routes
d’approvisionnement de la ville étant interrompu, cela a provoqué une
augmentation des prix des produits de grande consommation, dont les carburants.
La situation dans le Septentrion nous amène à nous interroger sur les réelles intentions des groupes signataires de l’Accord de paix qui sont en complicité avec les groupes terroristes. C’est avec cette complicité, faut-il le rappeler, qu’ils sont parvenus à déstabiliser tout le nord du Mali en 2012. Cette fois-ci, ils ont en face une Armée malienne mieux équipée et déterminée à répondre à toute agression.
Madiba KEÏTA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.