L’expert indépendant de l’ONU, Alioune Tine
L’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de
l’Homme au Mali, Alioune Tine, par le biais d’un communiqué, présentait ainsi
les conclusions de sa visite dans notre pays du 6 au 17 février 2023.
Au terme de sa visite de 10 jours, l’expert onusien a fait
remarquer qu’alors que le pays s’engage dans un processus électoral, un débat
d’idées sur les programmes et les politiques doit être encouragé. Il soulignera
ensuite des difficultés lors de sa visite au Mali. «Ma mission s’est déroulée
dans un contexte tendu, marqué par le rétrécissement continu de l’espace
civique, les attaques contre les défenseurs des droits humains et la société
civile par des acteurs étatiques et non étatiques», a-t-il déploré, se disant «extrêmement
préoccupé» par cette situation.
L’expert de l’Onu a indiqué aussi que les violations des
droits de l’Homme et atteintes à ces droits documentées par la Mission
multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali
(Minusma) au cours du dernier trimestre de 2022 ont connu une baisse de 7,46%.
Alioune Tine a salué l’adoption, le 1er février 2023, d’un projet de texte sur
la création d’une direction nationale des droits de l’Homme. Ainsi que les efforts en cours pour
poursuivre en justice une centaine de personnes impliquées dans des atteintes
aux droits humains liés à l’esclavage par ascendance.
«Le Mali doit consolider ces
acquis et mener à bien les enquêtes judiciaires afin de traduire en justice
tous les auteurs de violations graves des droits humains et du droit
international humanitaire et d’exactions», a-t-il suggéré. Il a également
souligné les graves atteintes aux droits humains qui continuent d’être commises
par les groupes extrémistes violents, notamment les meurtres, les enlèvements,
les menaces contre les civils, le pillage du bétail et le viol des femmes et
des filles.
Au cours de sa visite, Alioune Tine a rencontré les autorités de la Transition, la société civile et les associations de victimes, les organisations non gouvernementales, les professionnels des médias, les partis politiques, les diplomates, l’Union africaine et les Nations unies. L’expert onusien présentera son rapport annuel au Conseil des droits de l’Homme en mars 2023.
Souleymane SIDIBE
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