Les tenants de ce
vaste plan d’action n’en démordent pas. Leur hostilité ne sommeille guère car
ils n’entendent pas laisser à cette armée la moindre possibilité de se remettre
en capacité de reconquérir l’ensemble du territoire national.
Ces alliés objectifs
des forces du mal donnent un aperçu de leur détermination avec la campagne
d’intoxication en cours. L’objectif est de broder sur l’uniforme des soldats
maliens l’étiquette infamante d’une bande de criminels de guerre. La désinformation
et la propagande sont mises à contribution de façon subtile pour y parvenir.
Avec l’usage des témoignages anonymes et des éléments de langage en forme de
coups de massue, ils obtiennent la
condamnation sans apporter la moindre preuve. La technique consiste à jouer sur
les cordes sensibles de l’opinion dont la propension est au conformisme, à
l’empathie pour les victimes sans défense. Point n’est besoin alors d’apporter
les preuves tangibles des atrocités alléguées. La vague d’émotion se charge de
donner des ailes à l’entreprise de diabolisation des auteurs désignés.
Cette vieille ficelle
mais efficace est mise en œuvre, dans toutes les crises à travers le monde, par
les Occidentaux pour clouer sur le banc des accusés tous ceux qui osent
s’opposer à leur diktat. La stratégie est imparable car elle leur permet de se
poser en défenseurs des peuples brimés, en champions de l’empathie pour ceux
qui ont besoin d’aide. Tout en mettant à l’index leurs adversaires aux basques
desquels ils collent l’image du boucher.
Présentés comme bons
pour la poubelle de l’Histoire, Slobodan Milosevic, Saddam Hussein et Mouammar
Kadhafi ont été broyés par la machine infernale de la diabolisation suivie de
la mise à mort. Bachar Al Assad et Vladimir Poutine sont les candidats promis à
l’échafaud. Mais ces derniers, malgré les tombereaux d’accusations plus
infamantes les unes que les autres, se révèlent coriaces et difficiles à passer
à la moulinette.
La noble cause de défense
des droits humains est instrumentalisée sans vergogne et mise au service d’un
ordre hégémonique dont les tenants ne se privent guère de châtier quiconque
s’avise à les contrarier. Les instruments de coercition contre les récalcitrants
sont d’une efficacité diabolique : la maîtrise des transactions financières, la
puissance médiatique et la force militaire.
La tactique est invariable. Lorsque
la coalition isole l’ennemi à abattre en lui imposant le statut de paria, les
puissants médias entrent en action pour accréditer auprès de l’opinion mondiale
l’idée qu’il mérite un châtiment. Et
qu’il est légitime de priver l’accusé de ses propres ressources financières en
décrétant des sanctions économiques et financières. Si tout cela ne suffisait
pas, la force militaire lui briserait les reins.
Mais l’Occident
aurait beaucoup de mal à tenir le monde sous sa férule s’il faisait usage de
ces instruments de coercition sans une certaine subtilité. Il emporterait
difficilement l’adhésion des opinions à ses nombreuses menées punitives.
D’où
la nécessité d’utiliser les droits humains comme faux nez pour avancer masqué. À première vue, on applaudirait l’humanisme pour la cause des Ouïghours si l’on
ignorait le peu d’empathie pour le sinistre sort fait aux Indiens d’Amérique.
En réalité, le sort des Ouïghours importe peu. Simplement, il est utilisé comme
un instrument contre la Chine, devenue un sérieux rival. L’astuce permet, sous
le couvert de voler au secours de minorités prétendument brimées, de susciter
les divisions et d’attiser les tensions chez les autres. Et pendant ce temps,
l’union fait la force de l’Occident et elle est d’une résistance à toute épreuve.
Si le Mali est présenté
aujourd’hui comme le vilain petit canard, c’est parce que ses choix récents
font dresser les cheveux à ceux qui goûttent peu d’être contredits.
Surtout par
un pays qu’ils considèrent comme un poids plume de la scène internationale. La
volonté du Mali de changer de partenariat stratégique pour plus d’efficacité
dans la lutte contre le terrorisme a, semble-t-il, heurté les plans concoctés
pour gérer la crise au Sahel. Et qui plus est, les succès des troupes maliennes
sur le terrain-la victoire éclatante de Moura en est une parfaite
illustration-sont visiblement à rebrousse poil des prévisions.
Voilà pourquoi un
tollé parfaitement coordonné entre médias et ONG a accueilli l’annonce de cette
victoire. à les écouter, c’est à croire qu’il n’y avait aucun terroriste dans
cette localité où les soldats auraient débarqué et tiré tout simplement dans le
tas des paisibles habitants. Les raisons de cette agitation fébrile ? La
tournure des événements fait naître l’inquiétude de voir leur mainmise remise
en cause sur le dossier de la crise malienne.
Membre éminent du
groupe des dominants, l’ex-puissance coloniale est pour le moins courroucée par
la perspective de ne plus jouer les premiers rôles au Mali. On peut comprendre
qu’après s’être investie pendant tant d’années, elle affiche une certaine
hostilité anti-malienne.
Mais cette attitude qui frise l’appui implicite aux
groupes terroristes est beaucoup moins compréhensible. Surtout que ceux-ci sont
nos ennemis communs. Du moins en apparence.
La France ne peut que
s’en prendre à elle-même car elle a créé les conditions d’un retournement de
situation en sa défaveur. Simplement parce qu’elle n’a jamais réussi à s’écarter
du projet de partition du Mali et aussi parce que ses dirigeants sont
incapables de faire montre du moindre respect pour les Maliens. Décisions
unilatérales, injonctions intempestives, rejet de toute responsabilité des échecs,
lynchage médiatique… rien n’est épargné au pays que l’on prétend aider à sortir
de l’ornière.
Alors que les Maliens
n’attendent qu’une chose : leur tendre une main secourable et sincère pour les
aider à se débarrasser des groupes terroristes qui font des milliers de morts
chaque année depuis plus d’une décennie.
Apparemment, ni la fin de la folie
meurtrière ni l’arrêt du lent mais inexorable délitement de l’Etat Malien ne
figurait à l’agenda de Barkhane. La preuve : le nombre des victimes allait
crescendo et l’Etat n’arrêtait pas de reculer à maints endroits du territoire.
Si le diagnostic était bon, le médicament efficace, peut-être que le médecin
avait une autre priorité.
Brehima TOURE
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