Les participants après la cérémonie de clôture
À l’issue des travaux, les participants ont recommandé de développer les capacités d’anticipation et d’intégration de l’emploi dans les projets et programmes d’investissement public et privé et dans la chaîne de planification. Mais, aussi d’élaborer des diagnostics actualisés et co-constructifs de l’écosystème emploi-formation au niveau sectoriel, régional et communal.
Ils ont également recommandé la structuration des gisements d’emplois sectoriels autour des chaînes de valeur locales productives en tenant compte des avantages comparatifs régionaux, communaux et des bonnes pratiques internationales. Parmi les recommandations figurent également la transformation des solutions innovantes en véritables leviers d’emplois et la refondation de l’offre de compétences à partir des besoins réels du marché du travail.
Dans son discours, la ministre chargée de l’Emploi dira que ces journées d’échanges, de réflexion et de propositions ont permis de poser un diagnostic partagé et de dégager des orientations claires pour répondre durablement au défi de l’emploi dans notre pays.
Oumou Sall Seck a exprimé sa gratitude au président de la Transition, le Général d’armé, Assimi Goïta, dont la vision et l’engagement constant en faveur de la jeunesse et du développement socio-économique ont rendu possible la tenue de ces assises. Durant trois jours, a-t-elle poursuivi, il a été mené une réflexion collective, lucide et constructive autour de l’un des défis majeurs de notre temps : l’emploi.
«L’insertion socio-professionnelle de nos jeunes et l’amélioration des conditions de vie de nos populations actives ne sont pas de simples enjeux statistiques. Elles constituent le socle de la paix sociale, de la stabilité nationale et de la prospérité durable à laquelle aspire notre nation», a fait savoir Oumou Sall Seck.
Selon la ministre, ce symposium a largement dépassé le cadre de simples panels de discussion. Il s’est affirmé comme un véritable espace de convergence des idées, où l’expertise académique a rencontré la réalité du terrain, et où l’ambition politique s’est confrontée à l’urgence sociale.
Elle a également réaffirmé l’urgence d’une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins réels du marché du travail.
Le Mali, selon Oumou Sall Seck, a besoin de compétences opérationnelles, immédiatement mobilisables, et non de diplômés sans perspectives. À cet égard, la réforme de la formation professionnelle doit être accélérée, en mettant l’accent sur les filières porteuses telles que l’agro-industrie, le numérique, les énergies renouvelables et les métiers de l’artisanat modernisé. Elle a expliqué que l’entrepreneuriat a été consacré comme l’axe stratégique majeur de la Politique de l’emploi. «Il nous faut opérer un véritable changement de paradigme : passer de la culture du «chercheur d’emploi» à celle du «créateur d’emplois».
Cela implique la simplification des procédures administratives, l’amélioration de l’accès au financement, notamment pour les jeunes et les femmes, ainsi que le renforcement des dispositifs d’accompagnement, à travers les incubateurs et les pépinières d’entreprises», a-t-elle souhaité. Et de soulever la prédominance du secteur informel qui limite l’accès à la protection sociale, au crédit et à une croissance durablement structurée.
Des mesures incitatives et progressives, a expliqué la ministre, doivent être mises en œuvre pour accompagner efficacement les acteurs de l’informel vers un cadre légal, fiscal et social plus sécurisé et plus avantageux.
Abdoul Karim COULIBALY
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