En tout cas, les matches ont confirmé la progression des «petites équipes» et
un nivellement de niveau par le bas. Exceptée la Côte d’Ivoire, hôte de la
compétition et victorieuse de la Guinée-Bissau (2-0) lors du match inaugural,
du Sénégal, du Maroc et du Mali qui ont, respectivement dominé la Gambie (3-0),
la Tanzanie (3-0) et l’Afrique du Sud (2-0), tous les pays attendus dans cette
CAN ont éprouvé des difficultés lors de leur sortie initiale.
Le Nigeria a été tenu en échec par la Guinée
équatoriale (1-1), l’Égypte a évité la défaite dans le temps additionnel contre
le Mozambique (2-2) grâce à un penalty transformé par Mohamed Salah (90è min +
7) alors que le Ghana a mordu la poussière devant le modeste Cap-Vert (1-2). Le
Cameroun et l’Algérie ont fait match nul contre la Guinée (1-1) et l’Angola
(1-1) tandis que le Burkina Faso a attendu le temps additionnel pour s’imposer
devant la Mauritanie (1-0) grâce à un but sur penalty de Bertrand Traoré
(90èmin + 6). Quant à la Tunisie, elle s’est inclinée 1-0 devant la Namibie.
Depuis le passage de la CAN à 24 équipes, la
phase de poules était considérée comme une simple formalité pour les grandes
équipes. Mais cette année, elle semble plus compliquée. «C’est très difficile
de sortir du groupe, parce que les favoris affrontent des équipes qui sont très
motivées et qui veulent aller au deuxième tour», explique le sélectionneur des
Bafana Bafana d’Afrique du Sud, Hugo Broos. Pour le sélectionneur des Aigles,
c’est le nivellement des valeurs qui explique les difficultés rencontrées par
certains cadors lors de la première journée. «On est dans une CAN, on est tous
sur la même ligne de départ. Il y a une course de fond à faire, chacun joue ses
chances à fond», explique le technicien malien.
Et de renchérir : «C’est une Coupe d’Afrique qui va être intéressante, parce que toutes les équipes ont des qualités et un projet de jeu bien identifié. Depuis que la CAN a commencé, je prends du plaisir à regarder les matches. Il n’y a plus de favoris pour la CAN».
Pour les statistiques, 27 buts ont été marqués
en 12 matches lors des premiers matches, soit une moyenne de 2,25 buts par
rencontre. Lors des deux précédentes
éditions qui s’étaient déroulées en Égypte et au Cameroun, seulement 12 buts
avaient été marqués. Le Sénégal et le Maroc possèdent la meilleure attaque avec
trois réalisations chacun.
Seko Fofana de la Côte d’Ivoire a inscrit le
premier but de la CAN, alors que le milieu de terrain sénégalais, Lamine Camara
(20 ans) a réalisé le premier doublé de la compétition. Les filets ont tremblé
au moins une fois dans chaque rencontre et il y a eu au moins un but en
première période dans toutes les rencontres, exceptées Burkina Faso-Mauritanie,
Tunisie-Namibie et Mali-Afrique du Sud. Si cette tendance se confirme lors des
2è et 3è journées de la phase de poules, cette 34è édition de la CAN pourrait
être l’une des plus belles de l’histoire de la compétition.
L.M.D.
H. K.
Ladji Madihéry DIABY
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