L’objectif général du RGPH5 est de contribuer à l’amélioration de la connaissance de la situation démographique, sociale et économique du pays et de sa dynamique en vue d’une meilleure prise en compte des variables démographiques dans les programmes et stratégies de développement, en fournissant des données sociodémographiques pertinentes, fiables et à jour.
Pour la réussite de cette opération d’envergure, l’Institut national de la statistique (Instat), à travers son Bureau central de recensement (BCR), en collaboration avec la Fondation centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (Cmdid), organise une journée d’information et de sensibilisation à l’endroit des partis politiques et des organisations de la société civile sur le RGPH5, les 30 et 31 mai, dans un hôtel de Bamako. Le thème retenu est :«Aidez-nous à vous recenser pour mieux évaluer vos besoins».
Le premier jour de la rencontre a été consacré hier aux partis politiques.
Il visait à informer et sensibiliser ces entités sur les enjeux du RGPH5 afin de susciter leur adhésion et avoir leur accompagnement dans la réalisation du dénombrement général. L’opération bénéficie du soutien technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), à travers l’appui financier des Pays-Bas au RGPH5.
La cérémonie d’ouverture était présidée hier par le directeur général de l’Instat, Dr Arouna Sougané, en présence de la directrice exécutive du Cmdid, Mme Mariam Dicko, du représentant de l’UNFPA au Mali, Yves Sassenrath.
Pour sa part, la directrice exécutive du Cmdid a rappelé que le RGPH5 est une opération scientifique exhaustive, d’envergure nationale, qui va se dérouler sur l’ensemble du territoire dans un contexte particulier de crise et défis.
Occasion pour Mme Mariam Dicko de souligner que la réussite du processus passera par la consolidation de l’expérience malienne en matière de mobilisation des populations à la base par les acteurs politiques.
Dans son intervention, le directeur général de l’Instat a mis l’accent sur les innovations apportées à ce 5è Recensement. Selon lui, contrairement aux quatre précédents, le RGPH5 sera numérique. «Cela veut dire qu’avec des tablettes que nous allons utiliser, les données vont remonter directement à l’issue de la journée de travail», a-t-il expliqué.
Toute chose qui a pour avantage de réduire les délais de traitement des données, d’une part, mais aussi de vérifier en temps réel la qualité des données et pouvoir apporter les corrections avant la fin des travaux.
Selon Dr Arouna Sougané, une autre innovation majeure concerne la mise à la disposition de la population d’un numéro vert qui va permettre aux uns et aux autres de mieux suivre l’évolution du travail des recenseurs sur le terrain et de pouvoir informer l’Institut à tout moment d’éventuels incidents ou problèmes liés aux agents.
Le représentant de l’UNFPA a invité les partis politiques qui concourent aux suffrages des populations pour gérer les affaires publiques à s’impliquer pour une participation massive à cette opération dont la réussite impactera sur la prise des décisions, notamment dans le domaine des politiques publiques. La présentation des premiers résultats de la cartographie à travers une projection Power Point a été un moment important de la journée.
Aboubacar TRAORE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.