L’événement était organisé en
collaboration avec l’Ong Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense
de la culture islamique (Savama Dci) de Tombouctou. Elle était animée par le Pr
Hamidou Magassa, le Pr Assétou Founé Samaké
et Adama Karambé, en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, El Haoues
Riache, et le président de l’Ong Savama Dci Dr Abdel Kader Haïdara. On notait
aussi la présence de plusieurs anciens ministres, des universitaires, des
chercheurs, des ambassadeurs et des personnalités politiques.
L’ambassadeur El Haoues Riache a exprimé sa satisfaction
devant l’intérêt que les chercheurs, les
personnalités culturelles et politiques accordent à la vie et l’œuvre de
Mohamed Abdelkrim Al Maghili qui a consacré toute son existence à bâtir un pont
entre son pays et l’Afrique subsaharienne.
«Notre pays célébrera son 60è
anniversaire, le 5 juillet prochain. Cette indépendance est intervenue après
132 années d’occupation et d’oppression coloniale», a rappelé le diplomate algérien
qui a remercié l’Ong Savama Dci à travers l’engagement de son président pour la
restauration et la diffusion des manuscrits anciens. Selon lui, Savama Dci est
un temple de la mémoire écrite de cette partie du continent.
L’ambassadeur El Haoues Riache a indiqué aussi que l’Algérie
veille toujours à entretenir de solides relations de bon voisinage, d’amitié,
de solidarité et de coopération avec le Mali qui a été le premier pays voisin à
reconnaître le gouvernement provisoire algérien après l’accession à l’indépendance.
L’Algérie se propose d’engager avec le Mali une coopération diversifiée en matière
de préservation des manuscrits, a assuré également le diplomate.
Rappelons que Mohamed Abdelkrim Al Maghili a entrepris dès
1490 ses voyages africains à partir du Sud de l’Algérie à Touat, séjournant
dans plusieurs villes du Bilad Al Sudan où il a exercé plusieurs activités
notamment des cours dans les écoles, des consultations juridiques, des
rencontres avec les souverains dont Askia Mohamed auquel il dispensa un
enseignement islamique.
L’ambassadeur El Haoues Riache a invité les Africains à
exploiter les manuscrits d’Al Maghili et ceux de tous les grands érudits qui
sont encore gardés dans les bibliothèques privées, par l’Ong Savama Dci et à
l’Institut Ahmed Baba.
Pour sa part, Dr Abdel Kader Haïdara, après avoir fait un
bref aperçu historique sur Al Maghili, a rappelé que l’homme a été le
conseiller de Askia Mohamed. à sa suite, les conférenciers étaient tous
unanimes pour soutenir que la bonne gouvernance passe par la foi et que la
gestion de la cité doit se calquer sur les valeurs morales et la foi en Dieu.
Dans sa présentation, le Pr Magassa a développé les 8
principes de la gestion du pouvoir selon la vision d’Al Maghali à savoir la
foi, l’apparence, l’organisation, l’enquête et la recherche, la justice, la
fiscalité et l’économie. Pour sa part, la Pr Assétou Founé Samaké a mis
l’accent sur les manuscrits dont les contenus demeurent indispensables pour la
bonne gouvernance.
«Le sauvetage de ce trésor nous a permis d’accéder aux
sciences de la géologie, de l’astrologie, de l’histoire, de la médecine… à
travers les écrits de l’illustre érudit, nous découvrons les différentes
mentions de la bonne gouvernance. Selon lui, la gestion du pouvoir est trop
risquée et le règne est une épreuve entre passion et honnêteté. De nos jours,
la dimension morale de la gouvernance pose problème et il est recommandé au
souverain de se confier à Dieu», a énoncé la Pr Assétou Founé Samaké.
Amadou SOW
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