Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou et la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa ont signé vendredi dernier, l’accord de financement du Projet d’appui à la sécurité de l’eau au Mali (PASEMa). La cérémonie, tenue dans les locaux du ministère de l’Économie et des Finances, a enregistré la présence du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané.
Cet accord de financement pour un montant de 92,2 millions d’euros, soit environ 60,4 milliards de Fcfa, s’inscrit dans la continuité des Phases I et Il du Programme d’approvisionnement en eau potable à partir de Kabala. Il soutiendra l’amélioration de l’accès aux services d’eau potable à Bamako, notamment la zone de la rive gauche, à Mopti/Sévaré, San, Ouélessébougou, Dioïla, Bafoulabé et Mahina. Pour Bamako, les travaux concerneront la construction d’une station de pompage à Missira et d’un château d’eau de 2.000 m³ à Kati Sud, le transport de l’eau de Djikoroni-Para à la station de Missira et de la station de Missira à Kati-Sud.
Des branchements sociaux sont prévus à Bamako, San et Mopti/Sévaré pour les ménages non raccordés à un réseau d’eau potable. Pour les villes secondaires, le projet appuiera la construction de systèmes d’alimentation en eau comprenant la réalisation d’infrastructures de production pour un volume de 24.400 m³/jour, des stations de pompage, trois châteaux d’eau de 2.000 m³ chacun, un réservoir semi-enterré de 1.000 m³, un réseau de distribution d’eau, des branchements sociaux et des bornes fontaines publiques dans les périphéries. Il soutiendra également l’aménagement de périmètres de protection des sources d’eau situées dans les bassins des fleuves Niger et Sénégal qui alimentent les villes sélectionnées.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, ce projet s’insère dans la vision « Mali Kura ɲɛtaa sira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033 notamment dans la mise en œuvre du Projet N°6 : « Sigida Yiriwa: Mieux vivre à Bamako et dans les capitales régionales ». Alousséni Sanou dira que la réalisation du projet suivant ses quatre composantes, permettra de réduire les coûts d’exploitation de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep) et les pertes techniques d’eau (eau non facturée).
Des branchements sociaux sont prévus à Bamako, San, Mopti et Sévaré pour les ménages non raccordés à un réseau d’eau potable
Sans oublier d’augmenter l’efficience du réseau d’eau de Bamako et améliorer sa technicité et de renforcer les capacités des équipes de la Somagep dédiées à l’exploitation. Le ministre de l’Économie et des Finances, a rassuré que la bonne exécution de ce projet conformément aux engagements des parties consignés dans les documents du Projet et ce, dans les délais requis. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, la mise en œuvre du PASEMa va aider le gouvernement à répondre aux préoccupations immédiates en matière d’accès à l’eau potable de façon pérenne tout en prenant en compte la préservation des sources d’eau.
«Il jettera les bases d’une économie plus résiliente à long terme et favorisera les activités économiques et la création d’emplois. Le PASEMa a tous les atouts requis, à travers la connaissance du terrain et la disponibilité des études, pour aller vite dans la mise en œuvre de ses activités », a déclaré Mme Clara De Sousa.
En termes d’impact, les investissements du PASEMa bénéficieront à 500.000 personnes dont environ 50% de femmes et 19% de jeunes, réparties comme suit: 227.000 personnes ayant accès au moins aux services d’eau de base, 270.000 personnes qui bénéficieront d’une meilleure qualité de service et 30 000 personnes dans les zones rurales proches des villes du projet qui bénéficieront de la restauration des écosystèmes.
Makan SISSOKO
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.