Les techniques nucléaires sont utilisées dans plusieurs domaines socio-économiques
Elle a aussi délivré 93 autorisations aux établissements
détenteurs et utilisateurs, effectué 30 contrôles ou inspections et assuré la
surveillance dosimétrique de 650 travailleurs soumis aux radiations. L’établissement
a également établi la carte radiologique du territoire pour le District de
Bamako et 14 cercles, et a procédé à la mise à jour du cadre législatif et règlementaire
du Mali à la lumière du développement des instruments juridiques
internationaux.
Ces informations ont été données aux
administrateurs, jeudi dernier, par le représentant du ministre des Mines, de
l’énergie et de l’Eau, Moussa Ombotimé, à l’ouverture des travaux de la 25e
session ordinaire du conseil d’administration de l’établissement dans ses
locaux. C’était en présence du directeur général de la structure, Dr Nagantié
Koné. Les
administrateurs ont examiné le procès-verbal de la précédente session, fait le
point de la mise en œuvre des recommandations. Ils ont aussi opiné sur le
rapport d’activités 2021 et l’exécution du budget pour le même exercice.
Pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de
développement durable (ODD), l’utilisation des applications pacifiques des
techniques nucléaires connait de plus en plus un regain d’intérêt à travers le
monde. Notre pays n’est pas en reste a
relevé le représentant du ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau. Selon lui, les techniques nucléaires sont
utilisées dans plusieurs domaines socio-économiques, notamment la santé humaine
et animale, l’agriculture, les ressources en eau, l’industrie et les mines, la
sécurité publique, l’enseignement et la recherche. «Pour assurer le bien-être
de nos populations, l’utilisation de ces techniques doit s’effectuer dans un
cadre sûr et sécurisé.
Ce qui implique une collaboration entre l’Amarap et les
structures et institutions chargées de la protection civile, de
l’environnement, de la santé publique, de la sécurité des aliments et de la sécurité
aux frontières», a souligné Moussa Ombotimé. Il a aussi dit compter sur
l’expertise et l’expérience des administrateurs dans l’examen des documents
afin de sortir des recommandations visant à promouvoir le développement des
dispositions de radioprotection pour la sécurité et le mieux-être de la
population. Pour le directeur général de l’Amarap, le budget de 500 millions de
Fcfa cette année a été consacré à l’exécution des différentes activités du
service, notamment celles d’autorisation, d’inspection et de contrôle, ainsi
que les actions de suivi et les missions techniques.
«Nous sommes confrontés à
des difficultés de compréhension au niveau des utilisateurs. Ils mettent du
temps à comprendre la mission de la radiation qui est la règlementation de la sécurité
nucléaire», a déclaré Niagantié Koné. Et
d’affirmer que l’Amarap a enregistré une légère augmentation de son budget,
passant de 400 à 500 millions de Fcfa. Il est utile de rappeler que l’Amarap a
aussi mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine
de la radioprotection et d’assurer le contrôle des ressources de radiations
ionisantes et de la gestion des déchets radioactifs
Fatoumata M. SIDIBE
Rédaction Lessor
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