Le Chef de
l’État a salué la résilience du peuple nigérien et sahélien ainsi que le
sacrifice des Forces de défense, rendant hommage aux soldats tombés pour leurs
patries. Cette lutte, a-t-il affirmé, « donne des résultats malgré l’adversité
féroce et acharnée de certains pays occidentaux et particulièrement européens
».
Le Général
d’armée Abdourahamane Tiani, a réaffirmé l’implication la France et d’autres
pays occidentaux dans le « sponsoring du terrorisme qui endeuille le Sahel »,
rappelant des faits ou des propos tenus par plusieurs dirigeants européens avec
à leur tête le président Emmanuel Macron, exprimant leur volonté de perturber
la stabilité au Sahel-Parmi les tentatives de déstabilisation, il a cité le
délai d’une semaine donné par la France au Niger, après le renversement de
l’ancien régime, pour « rétablir Bazoum, au cas contraire, la foudre allait
s’abattre sur nous ». La France s’était également servie de la CEDEAO pour
exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger, a-t-il indiqué.
Selon le Président du Niger, ce combat pour la dignité, l’indépendance, et la
souveraineté « n’est pas que le combat d’Assimi Goïta, d’Ibrahim Traoré ou de
Tiani », mais celui de toute l’Afrique.
Évoquant
l’attaque du 18 juin 2026 contre l’aéroport international Diori Hamani de
Niamey, il a souligné que les assaillants étaient des «marionnettes»
regroupées, entraînées et financées par la France, selon des éléments de preuve
détenus par les autorités nigériennes.
La France,
a-t-il poursuivi, « va utiliser tous les moyens, comme Emmanuel Macron l’a dit,
et je le cite : qu’il ne quittera pas le pouvoir avant de régler les comptes
aux dirigeants du Niger prioritairement, ensuite ceux du Sahel, c’est-à-dire
Assimi Goïta et Ibrahim Traoré ». Il a expliqué que l’attaque devait viser
simultanément l’aéroport, le palais de la Présidence et le centre d’instruction
et de formation des Officiers de Tondibia. Les assaillants ont reçu des moyens
de communication fournis par les renseignements français, a précisé le Chef de
l’État nigérien. Selon lui, une partie du commando a été interpellée deux jours
avant l’attaque, tandis qu’un autre groupe a été repéré près de l’aéroport.
Le Chef de
l’État a affirmé que l’attaque visait notamment à montrer que la sécurité du
Niger était conditionnée à la présence des militaires occidentaux, après leur
expulsion de la base aérienne de Niamey. Elle devait également alimenter la
guerre informationnelle visant à montrer l’incapacité des Africains à
s’auto-déterminer et à détruire l’aéroport, point stratégique reliant le Niger
au reste du monde.
Le Général
d’Armée Abdourahamane Tiani, a estimé que cette attaque pourrait ne pas être la
dernière, car «l’objectif visé par la France n’est toujours pas atteint et elle
fera toujours face à notre détermination».
Source : Agence d’information du Burkina
Rédaction Lessor
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